Russie: Poutine sur le chemin d'un quatrième mandat
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RussiePoutine sur le chemin d'un quatrième mandat

Les électeurs russes ont commencé à se rendre aux urnes pour l'élection présidentielle, qui devrait voir Vladimir Poutine triompher.

Les Russes ont commencé à se rendre aux urnes dimanche matin à Moscou et dans la partie la plus peuplée du pays, pour une présidentielle qui devrait aboutir à la réélection haut la main de Vladimir Poutine pour un quatrième mandat.

Compte tenu du décalage horaire, les bureaux de vote avaient déjà ouvert en Extrême-Orient et en Sibérie depuis plusieurs heures.

Sous le feu des critiques

Plus de 107 millions d'électeurs sont appelés aux urnes dimanche à partir de 08h00 locales à travers le plus grand pays du monde. Compte tenu du décalage horaire, les bureaux de vote ont donc ouvert à 20h00 samedi dans l'Extrême-Orient russe (21h00 en Suisse), où les électeurs ont été les premiers Russes à pouvoir déposer leurs bulletins. Et au petit matin (heure suisse), dimanche, à Moscou.

La chaîne de télévision publique Rossiya 24 a ainsi montré les images de l'ouverture des bureaux de vote à Petropavlovsk-Kamtchatski, dans la péninsule du Kamtchatka, ou à Anadyr, dans le district autonome de Tchoukotka.

Accusé par Londres d'avoir «ordonné» l'empoisonnement d'un ex-agent double en Angleterre, vilipendé à l'ONU pour son soutien à Bachar el-Assad en Syrie, confronté à de nouvelles sanctions des Etats-Unis pour l'ingérence de Moscou dans l'élection de Donald Trump... Vladimir Poutine aura été soumis à des critiques d'une rare intensité lors de sa dernière semaine de campagne.

Les démentis, échanges d'accusations et menaces de représailles réciproques qui ont rythmé la semaine résument un mandat marqué par le retour en force de la Russie sur la scène internationale, mais aussi par l'installation d'un climat de quasi Guerre froide sur fond de conflit syrien, d'annexion de la Crimée et d'insurrection pro-russe dans l'est de l'Ukraine.

Pas de souci

Impassible, Vladimir Poutine a pourtant achevé une campagne a minima en rencontrant des agriculteurs dans le sud du pays, puis en prononçant un discours de deux minutes lors d'un concert en Crimée avant de prendre des selfies avec des jeunes.

Crédité de près de 70% des intentions de vote, l'homme fort de la Russie, loué pour avoir ramené la stabilité après les années 1990 - au prix selon ses détracteurs d'un net recul des libertés - a peu de souci à se faire.

A 65 ans, il devrait remporter un quatrième mandat le portant au pouvoir jusqu'en 2024, près d'un quart de siècle après avoir été désigné comme successeur par Boris Eltsine.

Le candidat millionnaire du Parti communiste, Pavel Groudinine, est crédité de 7% des voix et le troisième, l'ultranationaliste Vladimir Jirinovski, de 5%, devant la journaliste libérale Ksénia Sobtchak (1-2%), les quatre autres candidats se contentant de scores négligeables.

Génération Poutine

Faute de suspense et vu les appels au boycott de l'opposant Alexeï Navalny, déclaré inéligible, le principal objectif du Kremlin pendant cette campagne atone aura été de convaincre les électeurs de se déplacer, notamment la «génération Poutine», ces jeunes qui votent pour la première fois et n'ont connu que Vladimir Poutine au pouvoir.

Le Kremlin a donc tout fait pour que la participation, seul véritable baromètre de ce scrutin, soit aussi forte que possible dimanche, menant une campagne massive d'information et d'incitation au vote, facilitant le vote hors du lieu de résidence mais aussi, selon des médias, en faisant pression sur les fonctionnaires ou les étudiants pour aller aux urnes.

A l'étranger, Kiev a décidé de bloquer le vote des électeurs russes résidant en Ukraine pour protester contre la tenue de la présidentielle en Crimée, péninsule annexée par Moscou en 2014. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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