Actualisé 06.08.2008 à 10:21

«Power Nap» - La mini-sieste est à la mode

Nos grand-parents juraient par leur sieste quotidienne. Mais dans une société axée sur la performance, ce moment de repos a longtemps été méprisé et réservé aux paresseux.

Actuellement, le petit somme est de nouveau à la mode.

La vague est venue des Etats-Unis il y a quelques années déjà. Et aujourd'hui, on ne parle plus de sieste mais de «power nap», la sieste réparatrice. Dans les métropoles américaines il existe depuis belle lurette des «nap cabs», des cabines ou des pièces pour dormir destinées aux citadins stressés en manque de sommeil.

Au Japon, le petit somme, appelé «inemuri», fait partie intégrante du travail. On dort quand et où l'on peut, au pire aussi debout. Et la tradition de la sieste dans les pays méditerranéens est bien connue.

En Suisse, le «power napping» a ses adeptes. Certaines entreprises ont mis à disposition de leurs collaborateurs des zones de repos, mais l'offre pour un public plus large reste mince.

A Berne par exemple, l'hôtel quatre étoiles «Bären» offre un repas de midi suivi d'une courte sieste. Trois à quatre personnes en profitent en moyenne par jour, selon la direction. Des hommes d'affaires mais aussi des pendulaires qui ne peuvent pas rentrer chez eux à midi.

Régénérer le corps et l'esprit

Un somme de dix à vingt minutes suffit pour régénérer le corps et l'esprit, rappelle une brochure de la clinique spécialisée en médecine du sommeil de Zurzach (AG). Mais il est clair qu'un «power nap» ne peut remplacer une bonne nuit de sept à huit heures de sommeil.

La sieste ne devrait en revanche pas durer plus d'une demi-heure, parce qu'on entre après dans une phase de sommeil profond. Le réveil se fait alors difficile, on se sent comme roué et plus fatigué qu'avant. (ats)

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