Prague et Vaduz établissent des relations diplomatiques
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Prague et Vaduz établissent des relations diplomatiques

La République tchèque et le Liechtenstein ont signé mardi à Prague une déclaration confirmant officiellement l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays.

Cette mesure est un premier pas vers la résolution d'un différend territorial vieux de plusieurs décennies.

Le document a été signé par les chefs de la diplomatie des deux pays, Jan Kohout et Aurelia Frick.

«Ce jour marque le début d'une nouvelle ère dans l'histoire des relations entre la République tchèque et le Liechtenstein», a déclaré M. Kohout, après la cérémonie de signature.

Par cette déclaration, Vaduz reconnaît officiellement la République tchèque née en 1993, avec la Slovaquie, de la partition à l'amiable de l'ex-Tchécoslovaquie.

Décision liée à des châteaux

Après la Seconde guerre mondiale, la Tchécoslovaquie avait annexé de vastes propriétés sur son territoire, incluant treize châteaux que la famille princière du Liechtenstein considérait comme siennes.

Parmi ces châteaux figurent ceux de Lednice et de Valtice (sud- est), inscrits en 1996 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Prague justifiait à l'époque cette confiscation par la conception juridique selon laquelle le Liechtenstein et ses ressortissants devaient être considérés comme faisant partie de la nation allemande.

Selon cette conception, contestée depuis par un grand nombre de spécialistes en matière du droit international, le Liechtenstein et ses ressortissants sont tombés sous les «Décrets Benes» de confiscation, promulgués contre les anciens ressortissants allemands et hongrois en Tchécoslovaquie.

Mesure prévue

«La famille princière ne renonce pas à ses prétentions», a souligné mardi Mme Frick.

Prague et Vaduz se sont mis d'accord pour établir prochainement une commission historique afin d'examiner «l'histoire commune de la Bohême, de la Moravie, de la Silésie et de la Maison du Liechtenstein, ainsi que la relation entre les deux pays durant le 20e siècle».

«Nous posons aujourd'hui la première pierre de l'approfondissement de nos rapports mutuels», a dit Mme Frick. «De nombreuses questions restent ouvertes», a-t-elle aussi souligné.

(ats)

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