Genève: Préavis de grève des techniciens en radiologie

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GenèvePréavis de grève des techniciens en radiologie

La profession montre les crocs. L'Etat ne l'a pas inscrite à la liste des métiers pénibles, contrairement aux infirmiers ou aux aides-soignants.

Jérôme Faas
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Jérôme Faas
Les techniciens en radiologie montrent, devant l'hôpital, combien il peut être difficile de manipuler les patients.

Les techniciens en radiologie montrent, devant l'hôpital, combien il peut être difficile de manipuler les patients.

photo: Kein Anbieter/20 minutes / jef

«C'est surtout l'injustice qui nous touche», expliquait ce jeudi une technicienne en radiologie devant les Hôpitaux universitaires genevois (HUG). Cause de son dépit, la décision du Conseil d'Etat de ne pas inscrire sa profession à la liste des métiers pénibles. Or, les fonctions d'infirmier, d'ambulancier ou d'aide-soignant y figurent. Soutenus par le syndicat SIT, la trentaine de techniciens en radiologie présents sur l'esplanade de l'hôpital ont donc annoncé un préavis de grève pour le 15 septembre.

La direction des HUG soutient ses employés

Pour l'Office du personnel de l'Etat, qui suit l'avis de la commission technique de pénibilité, cette dernière dépend de trois critères: les horaires irréguliers, l'environnement de travail difficile et l'effort physique. Les techniciens en radiologie, qui sont 148 aux HUG, considèrent travailler dans les mêmes conditions que les infirmiers ou les aides-soignants. C'est aussi l'avis de la direction de l'établissement. Son porte-parole, Nicolas de Saussure, indique que l'institution «estime que les critères sont réunis pour que la profession soit considérée pénible».

L'enjeu: trois ans de retraite en plus

L'enjeu n'est pas anodin pour les techniciens en radiologie. S'ils intégraient cette liste, ils pourraient partir à la retraite à 61 ans, contre 64 ans aujourd'hui. Ils souhaitent dorénavant rencontrer le Conseil d'Etat. Ce n'est que le 14 septembre qu'ils décideront définitivement s'ils mettent à exécution leur menace de grève.

«Pas de gaieté de cœur»

«Mais si on doit faire grève, ce sera vraiment contre notre éthique personnelle de service aux patients», indique l'un d'eux. «Ce n'est pas de gaieté de cœur, cela ne nous amuse pas du tout, c'est en désespoir de cause», dit une de ses collègues. Quoi qu'il arrive, ils garantissent un service minimum. «Toutes les urgences seront assurées», déclare ainsi leur représentante Sophie Grandi.

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