Afrique - Premier ministre de Côte d’Ivoire, un poste maudit?
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AfriquePremier ministre de Côte d’Ivoire, un poste maudit?

En l’espace de huit mois, deux chefs de gouvernement de ce pays de l’Afrique de l’Ouest sont décédés. En poste seulement depuis fin mars, l’actuel titulaire vient d’être évacué en France pour des raisons médicales.

En juillet 2020, Amadou Gon Coulibaly, chef du gouvernement ivoirien, est décédé à l’âge de 61 ans des suites de problèmes cardiaques. Huit mois plus tard, son successeur, Hamed Bakayoko (56 ans), a perdu la vie en Allemagne, terrassé par un cancer. Nommé le 26 mars, Patrick Achi (65 ans), le nouveau Premier ministre, est hospitalisé à Paris depuis mardi, officieusement pour une «fatigue sévère».

En fonction seulement depuis fin mars, le Premier ministre ivoirien, Patrick Achi, a été évacué à Paris pour des raisons médicales. Comme ses deux prédécesseurs décédés en l’espace de huit mois.

En fonction seulement depuis fin mars, le Premier ministre ivoirien, Patrick Achi, a été évacué à Paris pour des raisons médicales. Comme ses deux prédécesseurs décédés en l’espace de huit mois.

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Selon le journal Jeune Afrique, le chef du gouvernement ivoirien a fait un malaise le 8 mai. Après deux jours de soins à Abidjan, il a été transféré à Paris par vol spécial dans la nuit du 10 au 11 mai. Patrick Achi a essayé de se montrer rassurant sur Twitter en souhaitant une belle fête de l’Ascension et de fin de ramadan à ses compatriotes chrétiens et musulmans, sans faire le moindre commentaire sur son état de santé.

L’évacuation en France de Patrick Achi ravive le débat en Côte d’Ivoire sur la malédiction qui frapperait le poste de Premier ministre. «La Côte d’Ivoire n’aurait-elle pas besoin d’une séance d’exorcisme général? En tout cas, la primature (ndlr: bâtiment abritant les services du Premier ministre), elle, semble bel et bien hantée par les anges de la mort qui rôdent en permanence… provoquant une panique dans les rangs des candidats qui, désormais, ne se bousculent plus vers ce fauteuil maudit», écrivait un site burkinabé en mars.

(apn)

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