Grande-Bretagne: Premier pas pour le référendum de sortie de l'UE
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Grande-BretagnePremier pas pour le référendum de sortie de l'UE

Le texte prévoyant l'organisation d'un référendum sur une sortie de l'UE du Royaume-Uni d'ici 2017 a franchi son premier obstacle à la chambre haute du parlement britannique.

Les Lords ont débattu pour la première fois vendredi du projet de loi, soutenu par le gouvernement du Premier ministre conservateur David Cameron.

Au terme de sept heures de débat, où une soixantaine de parlementaires ont pris la parole - signe de l'inquiétude de nombreux Lords -, le texte a reçu le feu vert pour franchir la prochaine étape.

L'issue du processus parlementaire s'annonce toutefois incertaine, l'opposition travailliste et les libéraux-démocrates, partenaires des conservateurs dans le gouvernement de coalition, étant opposés au texte. De nombreux Lords ont prévu de présenter des amendements, ce qui devrait retarder la procédure, voire empêcher le texte de devenir loi.

Le conservateur Lord Strathclyde a mis en garde ses collègues vendredi, estimant que l'opinion publique britannique ne comprendrait pas pourquoi les Lords «nient délibérément aux gens le droit de se prononcer sur le sujet».

De son côté, Lord Mandelson, ancien ministre travailliste et ex-commissaire européen, a accusé le Premier ministre d'«être otage de la frange militante» eurosceptique de son parti.

Le projet de loi doit être adopté d'ici la fin de cette session parlementaire, faute de quoi le gouvernement devra, s'il le souhaite, réintroduire le texte lors de la prochaine session, un fait rarissime.

Si le texte devient loi, cela ne garantit pas pour autant la tenue d'un référendum d'ici 2017, le parlement actuel ne pouvant contraindre le prochain gouvernement issu des élections organisées en 2015, en cas de changement de majorité.

David Cameron s'est engagé à organiser, s'il est réélu en 2015, un référendum d'ici la fin 2017 sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE, après avoir renégocié les conditions de cette relation.

Il a été contraint de faire cette promesse dans un contexte de montée en puissance du parti populiste et anti-européen UKIP à l'approche des élections européennes de 2014. (afp)

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