Première billetterie low-cost pour une création mondiale
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Première billetterie low-cost pour une création mondiale

GENEVE – Vendre des billets dès 5 fr. au lieu de 80 fr. rendra la scène du BFM accessible aux premiers venus.

«Sur les trois représentations de «Trans-Warhol», environ 30% des billets seront vendus en low-cost sur Internet. Le tarif, qui démarre à 5 fr., évoluera en fonction du taux et du rythme des réservations», détaille Sarah Pfenniger, l'attachée de presse de la Fondation Fluxum et de Flux Laboratory. Les deux organisateurs de cet opéra-danse ont développé un système de billetterie culturelle copié sur le business model des compagnies aériennes. «Cela marche tellement bien qu'il n'y a déjà plus de places low-cost pour la première», lance-t-elle ravie. «L'idée était aussi de rendre le spectacle accessible à un public peu habitué des grandes scènes», nuance Cynthia Odier. Formée en communication et publicité, la productrice met non seulement le lyrique à portée de toutes les bourses, mais surfe aussi sur les nouvelles approches de marketing culturel. Programmé au Bâtiment des Forces Motrices les 8, 9 et 10 mars, «son» spectacle mêlera également monde des arts et monde des affaires sur scène. Comment? En accueillant notamment des objets griffés Theo Jakob et des vêtements Sonia Rykiel. «Les marques ne seront pas qu'un produit de placement. Elles auront une influence sur le spectacle», précise le consultant Jürgen Häusler, partenaire du projet. «Malgré les innovations marketing, la réussite d'un spectacle reste avant tout une affaire d'artistes», conclut, un brin dubitative, une critique renommée.

Giancarlo Mariani

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