Hockey sur glace – Première victoire pour Jan Cadieux, Bienne et Lausanne tombent
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Hockey sur glacePremière victoire pour Jan Cadieux, Bienne et Lausanne tombent

Le nouvel entraîneur de Genève-Servette s’est offert son premier succès au Tessin. Lausanne a pris l’eau contre Lugano et Bienne s’est fait rattraper dans les dernières minutes. Fribourg-Gottéron s’est offert Davos.

Jean Cadieux, première fois victorieux, entouré par son équipe et son staff.

Jean Cadieux, première fois victorieux, entouré par son équipe et son staff.

Michela Locatelli/freshfocus

Un pèlerinage dans la Léventine n’est pas forcément le meilleur des remèdes quand on est mal en point(s) ou convalescent, même si Jan Cadieux estimait la veille qu’après une défaite «crève-cœur» face à Zoug, il fallait tout de suite soigner le mal en enchaînant directement avec une deuxième rencontre. Les Genevois, qui avaient laissé Daniel Winnik au repos (pour donner du temps de jeu à Sami Vatanen), ont d’emblée montré de belles intentions dans cette nouvelle patinoire qu’ils découvraient. Après un premier tiers équilibré, c’est lors de la deuxième période que la rencontre s’est emballée avec des Tessinois indisciplinés. Alors que le public tessinois a commencé à siffler et lancer des projectiles, fâché contre les arbitres, le visiteur, qui s’est retrouvé durant 1’32’’ à 5 contre 3, a fini par en profiter grâce à l’inévitable Henrik Tömmernes (24e).

Ce sont finalement deux cadeaux, deux erreurs de Simon Le Coultre et de Marco Maurer, qui ont permis à Ambri de revenir et de passer l’épaule, une première fois devant Inti Pestoni (30e) puis devant Brandon McMillian (36e). Dans un débat devenu très nerveux, on a bien failli revivre la fin houleuse qui avait ponctué le dernier voyage des Servettiens à la Valascia avec des bagarres et cinq pénalités de match.

Mais si on en était venu aux mains à la fin du deuxième tiers, tout le monde s’est ensuite calmé dans lultime période où GE Servette a mis beaucoup cette fois-ci son excès dadrénaline sur la glace pour égaliser, une fois encore grâce à son jeu de puissance. C’est Valtteri Filppula, servi par l’inévitable Tömmernes, qui a rallumé la flamme. Déjà auteur de deux buts la veille face au champion de Suisse, c’est Marc-Antoine Pouliot qui a finalement offert la victoire à des Genevois qui vont du coup beaucoup mieux.

À Davos, Fribourg-Gottéron a détrôné le leader

Matthias Rossi contre Lukas Stoop. 

Matthias Rossi contre Lukas Stoop.

Claudio Thoma/freshfocus

Chris DiDomenico sest chargé de débloquer les compteurs. Alors que le HC Davos était parti très, très fort dans ce match au sommet, le Canadien a exploité une grossière erreur individuelle du défenseur Davyd Barandun pour filer affronter le gardien Sandro Aeschlimann. En bout de course, «DiDo» ne s’est pas posé trop de questions: un tir du poignet parfait, au premier poteau et dans la lucarne, a permis à FR Gottéron de mener au score après neuf minutes de jeu grâce à ce chef-d’œuvre de l’attaquant canadien, pressenti au CP Berne à compter de la saison prochaine.

Le «Spitzenkampf» a gagné en intensité en deuxième période, lorsque les charges ont commencé à être plus appuyées et que les esprits ont commencé à s’échauffer. Les Fribourgeois se sont d’ailleurs, comme la veille contre Langnau, compliqué la tâche en accumulant trois sanctions mineures consécutives en deuxième période. Heureusement pour les Dragons, les unités spéciales du HCD n’ont pas su exploiter ces longues séquences en supériorité numérique.

Alors qu’on l’avait très peu vu à son avantage jusque-là, Killian Mottet a surgi au meilleur moment: le numéro 71 a surpris le gardien du HCD d’un tir anodin du revers après 94 secondes de jeu en troisième période et posé les bases définitives du succès de FR Gottéron (42e, 0-2). Devant les filets, Reto Berra, brillant, s’est chargé du reste et a pris soin de valider son blanchissage.

Mercredi, les Dragons seront engagés en Champions Hockey League à Munich. Le championnat reprendra pour eux vendredi prochain avec un déplacement à Lugano. Le groupe de Christian Dubé rejoindra d’ailleurs directement le Tessin depuis l’Allemagne.

Bienne, vaillant, finit par céder à Zoug

Lino Martschini au duel avec Michael Huegli.

Lino Martschini au duel avec Michael Huegli.

Patrick Straub/freshfocus

Sacré chassé-croisé, samedi soir à la Bossard Arena. Mené au score à deux reprises, le HC Bienne a bien cru l’emporter sur la glace du champion de Suisse, avant de tout perdre (4-3) dans les derniers instants d’une soirée électrique et bondissante à souhait.

Bienne, battu quatre jours plus tôt à domicile par Rapperswil, a sans doute raté le coche en tout début de rencontre. Contre des Zougois aux jambes encore rouillées par le long et rude déplacement de la veille à Genève (victoire 3-4 après prolongation), les Seelandais se sont créé une demi-douzaine - au bas mot - d’occasions durant les huit premières minutes, dont celle de Gaëtan Haas, qui rata un filet quasi vide après une trentaine de secondes. Comme souvent en pareil cas, Zoug allait sanctionner l’inefficacité adverse dès sa première supériorité numérique, grâce à Martschini (10e).

Pas de quoi se laisser abattre pour Bienne, qui a égalisé à une seconde de la première sirène par Hügli. Les joueurs de Suisse centrale, dominants dans l’ensemble, ont connu un scénario similaire lors du deuxième tiers. Après avoir repris l’avantage à la 33e, suite à une grosse erreur du gardien Van Pottelberghe à la relance, Zoug s’est à nouveau relâché dans les dernières secondes de la période intermédiaire. Tout était, de nouveau, à refaire.

Vaillant, d’autant plus remarquable qu’il n’évoluait qu’avec deux étrangers (le défenseur russe Alexander Yakovenko et l’attaquant finlandais Toni Rajala), contre cinq à son adversaire, Bienne n’a pas lâché son os. Mieux, les protégés d’Antti Törmänen sont parvenus à planter une nouvelle banderille dans le taureau à 5 contre 4 (but de Rajala à la 48e). Mais les Seelandais, qui semblaient partis pour une jolie victoire de prestige, se sont écroulés dans les quatre dernières minutes, victimes des ultimes assauts zougois. Passés à deux doigts d’une très jolie perf’, ils ont pris le chemin du retour avec un goût amer dans la bouche.

Lausanne est passé au travers

Yannick Herren s’est largement imposé avec ses coéquipiers à Lausanne. 

Yannick Herren s’est largement imposé avec ses coéquipiers à Lausanne.

freshfocus

Le LHC lançait samedi soir contre Lugano le bloc intermédiaire de sa saison. Un bloc durant lequel il compte bien se rapprocher du top 6 de National League, mais surtout monter en puissance et trouver de la constance, après une première partie de championnat des plus irrégulières.

L’indisponibilité de Tobias Stephan (six semaines au minimum) est certes un coup dur. À ce propos, Lausanne verrait d’un bon œil l’arrivée immédiate d’Ivars Punnenovs (et le départ de Luca Boltshauser à Langnau en contrepartie), de toute manière dans les tuyaux pour l’été prochain. Mais il doit encore convaincre le clan emmentalois.

Pour le reste, les Lions avaient profité de leurs deux semaines de pause pour recharger leurs batteries, travailler leurs automatismes et récupérer deux atouts offensifs (Cory Emmerton et Jason Fuchs; deux joueurs de centre), donc une certaine profondeur dans leur alignement. Le tout, en trouvant une solution pour se séparer du Canadien Phil Varone (Berne), en difficulté.

Face à Lugano, John Fust avait opté pour une équipe offensive, avec trois attaquants étrangers et le défenseur québécois Mark Barberio en tribunes, malgré l’absence d’Aurélien Marti. Le message était clair: il faut désormais aller de l’avant.

Mais Lausanne est passé au travers. Manque de rythme, là où les Tessinois avaient remporté un derby face à Ambri la veille? Toujours est-il que les Lions ne sont pas du tout entrés dans leur rencontre, à l’image de leurs renforts importés, à l’origine des deux premières réussites luganaises, inscrites en supériorité numérique (pénalités pour Frolik à la 10e, puis pour Sekac à la 17e).

Les situations spéciales, parlons-en. Car le 12e box play de la Ligue () encaissera encore le No 3 en infériorité numérique (22e), avant le 0-4 de la 25e minute de jeu, à cinq contre cinq cette fois. Match plié. Finalement fessé 8-4, avec une première en National League cauchemardesque pour le jeune Loris Uberti (17 ans), entré à la place de Boltshauser à la 25e, le LHC devra relever la tête dimanche après-midi sur la glace des ZSC Lions. Sinon, il se retrouvera déjà (à nouveau?) sous haute pression. Et les questions autour du coaching staff ainsi que de la gestion du contingent ne manqueront pas.

Au vu des largesses affichées samedi et de la qualité de l’adversité dominicale, la formule avec deux défenseurs étrangers - et Mark Barberio - fera-t-elle son retour au Hallenstadion?

Berne victorieux à Zurich, Ajoie ne confirme pas

En National League, dans le seul match de la soirée sans club romand, Berne s’est imposé à domicile. Les Bernois ont nettement battu Zurich sur le score de 6-1. Les visiteurs n’ont pas vraiment existé puisqu’ils n’ont pas réussi à marquer avant la 59e minute de jeu. Ce but d’Andrighetto, son septième de la saison, n’a donc servi à rien. Dans le camp des Ours, Scherwey (2), Kast, Thomas (2) et Andersson ont trouvé la faille. Berne est actuellement septième du classement et Zurich sixième.

Les soirées se succèdent mais ne se ressemblent pas pour le HC Ajoie. Vendredi, les Ajoulots avaient signé un exploit en terrassant un cador du championnat, Davos, qui à ce moment-là était encore leader de National League. Vingt-quatre heures plus tard, la performance n’a pas été aussi belle face à Langnau, un adversaire nettement moins bien coté. Pour tout dire, les Emmentalois se sont littéralement promenés sur leur glace de l’Ilfishalle et l’ont emporté 8-2 (3-1 3-1 2-0). La statistique du nombre de tirs cadrés prouve bien que la domination bernoise a été totale: 45-22.

Avant cette partie, la troupe de Gary Sheehan était revenue à deux longueurs de Langnau et se disait qu’elle allait peut-être pouvoir céder la lanterne rouge. Eh bien non. Face à un adversaire direct, les points valent très chers. Au coup de sifflet final, les Bernois ont repris le large. Ils comptent désormais cinq points d’avance sur les Ajoulots.

(Sport-Center)

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