Israël: Premières mesures pour calmer les esprits
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IsraëlPremières mesures pour calmer les esprits

Le Parlement israélien a voté un premier train de mesures en vue de réduire la fiscalité pour les classes moyennes en réponse au mouvement de contestation sociale.

Parmi les mesures adoptées et qui entreront en vigueur le 1er janvier 2012, figure une baisse de 2% de l'impôt sur les revenus compris entre l'équivalent de 2160 et 3780 dollars. En revanche, la tranche supérieure pour les Israéliens les plus riches dont les revenus annuels dépassent les 270'000 dollars seront taxés à hauteur de 48% conte 45% actuellement, a précisé un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

L'impôt sur les sociétés passe de 24 à 25% et les gains en capital vont être imposés à 25% contre 20% actuellement.

Les pères de trois enfants vont bénéficier d'une réduction d'impôt de 110 dollars par mois. Les mères qui travaillent bénéficieront également d'une réduction d'impôt d'une cinquantaine de dollars pour leurs enfants jusqu'à l'âge de 5 ans.

Dans le secteur de l'énergie, l'augmentation des taxes sur les carburants qui devait entrer en vigueur l'an prochain est annulée.

Selon les médias, les taxes d'importation seront supprimées sur tous les produits qui n'ont d'équivalent fabriqués en Israël, tandis que les taxes d'achats seront réduites dans les secteurs concurrentiels notamment pour les produits électroniques.

«Lors du prochain conseil des ministres, nous allons poursuivre l'application des recommandations du rapport Trajtenberg, ce qui va permettre de réduire le coût de la vie», a ajouté M. Netanyahu dans le communiqué.

Le Premier ministre faisait allusion au rapport de l'économiste Manuel Trajtenberg, président d'une commission gouvernementale, qu'il avait nommée pour présenter des réformes à la suite du plus important mouvement de contestation sociale qu'ait connu Israël.

Cette fronde contre la vie chère et la hausse vertigineuse des logements avait atteint son apogée le 3 septembre avec des manifestations qui avaient réuni près d'un demi-million d'Israéliens «indignés» dans tout le pays.

Le train de réformes proposées par Manuel Trajtenberg avait toutefois été jugé très insuffisant par les animateurs du mouvement qui exigent des changements de fond. (afp)

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