Coronavirus à Genève: Premières sanctions contre les réunions au parc
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Coronavirus à GenèvePremières sanctions contre les réunions au parc

La police a commencé à punir les rassemblements sur les domaines public ou privé, interdits en raison de la pandémie. En parallèle, d'autres délits diminuent.

par
David Ramseyer
Photo d'illustration.

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Keystone/Laurent Gillieron

Le tour de vis annoncé dernièrement par la police est effectif. Dans la nuit de vendredi à samedi, les forces de l'ordre genevoises ont dressé leurs premières amendes contre ceux qui ne respectaient pas les interdictions de rassemblement de plus de cinq personnes, pour cause de coronavirus. Une quinzaine d'individus ont été punis d'une bûche de 100 francs chacun pour être restés en groupe dans des parcs ou encore des préaux d'école. La police a également sanctionné les participants à une fête donnée chez un particulier. En cas de récidive, le montant de la sanction sera exponentiel.

Effectifs renforcés sur le terrain

«Il s'agissait en majorité de jeunes, mais pas uniquement», remarque Alexandre Brahier, porte-parole de la police cantonale genevoise. Celle-ci a récemment souligné que si la majorité des gens respectaient les mesures mises en place pour enrayer la pandémie, «la situation n'était cependant pas optimale (...) il y a un manque de civilité actuellement, notamment auprès des plus jeunes».

Après une phase de prévention, la police entend désormais punir. «Avec la fermeture de nombreux postes, nous disposons de davantage de collaborateurs pour occuper le terrain, explique Alexandre Brahier. Nous avons également l'appui des forces de l'ordre municipales. Désormais, des patrouilles (ndlr: composées de quatre agents maximum, afin de respecter les directives de sécurité) voltigent dans le canton pour intervenir lors de rassemblements, mais aussi pour contrôler les magasins et les restaurants censés être fermés.»

Vols et agressions en baisse

Par ailleurs, la police constate que le semi-confinement dû au coronavirus a des répercussions sur la criminalité. Elles sont positives concernant les agressions, les vols et les cambriolages, qui sont en baisse. «C'est encore à vérifier, nuance le porte-parole. Peut-être qu'en raison des restrictions de déplacement dues à la pandémie, les gens n'ont pas encore déposé plainte.» Par ailleurs, les accidents de la route ont diminué.

Par contre, les interventions concernant les conflits conjugaux sont en hausse. «Le confinement provoque du stress, de l'anxiété et donc davantage de tensions», liste Alexandre Brahier. Les différends de voisinage, comme les nuisances sonores, ont également augmenté. «Dans ces deux domaines, il faut noter qu'en raison du semi-confinement, les gens sont davantage chez eux: cela fait donc beaucoup plus de témoins potentiels de nuisances et de conflits», analysent les forces de l'ordre.

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