Actualisé 09.06.2014 à 20:47

Coupe du monde 2014Premiers ennemis: chaleur et humidité

La Nati a pris ses bases brésiliennes. Elle profite d'un cadre enchanteur avant son entrée en lice, dimanche.

de
Marc Fragnière, Porto Seguro
La sélection nationale est bien arrivée au Brésil.

La sélection nationale est bien arrivée au Brésil.

Porto Seguro, destination touristique bénie des dieux, sa plage, son centre-ville pittoresque, mais aussi son climat équatorial étouffant auquel la Nati a une grosse semaine pour s'habituer.

Ce ne sera pas une mince affaire. «La chaleur, l'humidité et d'autres paramètres extérieurs font monter la température corporelle jusqu'à une certaine limite. Une fois atteinte, le cerveau reçoit un signal: attention surchauffe!» a expliqué le Dr Markus Tschopp, physiologiste de l'équipe nationale.

Ce mécanisme de protection indique au corps qu'il doit réduire sa performance. Il a une autre conséquence: la perte de liquides par le biais de la transpiration. «Cela influence directement le rythme cardiaque et la circulation sanguine», a rappelé le médecin. Des éléments cruciaux dans l'optimisation des performances réclamées aux joueurs.

Dès lors, il est indispensable de compenser cette perte. «Normalement, un joueur pose 2-3 kg par match. Dans ce climat, ce sera plus. On estime qu'après 70-80 minutes, un individu grille ses réserves d'hydrocarbonate. Ici, ce sera bien plus rapide.»

Pour pallier ce problème, l'ASF a pris des mesures, comme l'absorption d'une solution saline, déjà utilisée aux JO de Pékin. Des vestes réfrigérantes et des bacs de glace seront aussi utilisés à la pause des matches.

Il faudra poser le pied sur le ballon

Habitués au climat «dans lequel ils ont grandi», les Equatoriens et les Honduriens disposeront d’un avantage de taille face aux Européens. D’autant plus qu’ils se jouent à la perfection du facteur «rythme». Dès lors, la possession de balle constituera le nerf de la guerre pour la Suisse et la France. «Celui qui contrôle du ballon, décide du rythme», a rappelé Markus Tschopp. «Des études prouvent qu’il y a entre 15% et 25% de séquences intenses en moins dans les parties disputées par ce type de climat», a-t-il encore précisé.

Précieux enseignement.

Des difficultés qui iront grandissant

Afin d’optimiser l’acclimatation des joueurs, l’ASF a opté pour une arrivée anticipée au Brésil. Ainsi, l’équipe a débarqué à Porto Seguro huit jours avant son 1er match. «Ainsi, nous pouvons procéder à des tests en condition réelle», s’est félicité Markus Tschopp. «Notre tâche se compliquera graduellement, a-t-il rappelé. A Brasilia, nous serons exposés à une forte chaleur: 26-30 degrés seront attendus et l’ensoleillement sera direct. A Salvador, le taux d’humidité sera de 80-85%, à Manaus de 80%.» La répétition des efforts fera de la rencontre (la troisième) disputée dans cette ville la plus difficile pour les organismes.

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