Soudan: Près de 10'000 nouveaux déplacés au Darfour
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SoudanPrès de 10'000 nouveaux déplacés au Darfour

Quelque 10'000 personnes ont été déplacées par les combats déclenchés la semaine passée.

La mission de l'ONU au Darfour.

La mission de l'ONU au Darfour.

photo: AFP

Dix mille personnes. C'est le nombre de gens qu'a déplacé les seuls derniers combats au Darfour, a indiqué lundi la mission de paix conjointe ONU-Union africaine au Darfour (Minuad).

Les forces gouvernementales y affrontent les rebelles. Les affrontements ont éclaté autour de Jebel Marra, une zone montagneuse à cheval sur les Etats du Darfour-nord, Darfour-centre et Darfour-sud. Cet endroit est considéré comme un fief de l'Armée de libération du Soudan-Abdel Wahid Nour (SLA-AW), l'un des groupes rebelles combattant le régime de Hassan al-Béchir.

«Quelque 8403 civils, des femmes et des enfants pour la plupart, ont trouvé refuge» dans les alentours d'une base de la Minuad, près de la ville de Sortoni dans l'Etat du Darfour-nord, a indiqué dans un communiqué la mission, engagée au Darfour depuis 2007.

«Selon le bureau des Affaires humanitaires (Ocha), 2385 personnes ont aussi été déplacées à Tawila dans le Darfour-nord», a-t-elle ajouté. Elle a par ailleurs précisé être en train de vérifier des informations selon lesquelles des «personnes sont prises au piège dans des zones où les combats se poursuivent».

Enfants touchés

La semaine dernière, le Fonds de l'ONU pour l'enfance (Unicef) a exprimé son inquiétude à propos du regain de violence. Il a rappelé que «les enfants continuent malheureusement de payer le plus lourd tribut de l'un des plus longs désastres causés par l'Homme, dans certaines zones depuis plus d'une décennie».

Le conflit au Darfour a fait plus de 300'000 morts et 2,5 millions de déplacés depuis 2003, selon l'ONU. Mais le bilan des victimes date de plusieurs années.

En 2003, des rebelles non arabes se sont soulevés pour réclamer la fin de la «marginalisation économique» du Darfour et un partage du pouvoir avec le gouvernement de Khartoum dominé par les Arabes. Depuis, les combats n'ont jamais cessé même s'ils sont parfois moins intenses. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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