France: Près de 2500 teufeurs dans une fête clandestine en Bretagne
Publié

FrancePrès de 2500 teufeurs dans une fête clandestine en Bretagne

Dans l’Hexagone, les forces de l’ordre ont eu du fil à retordre avec des fêtards déterminés à célébrer en liesse l’entrée dans la nouvelle année, malgré les mesures sanitaires.

«Des renforts ont été demandés pour déloger les fêtards «très déterminés» dans la commune bretonne de  Lieuron en France. (Photo prétexte)

«Des renforts ont été demandés pour déloger les fêtards «très déterminés» dans la commune bretonne de Lieuron en France. (Photo prétexte)

Hans Lucas via AFP

Le réveillon n’a pas été de tout repos en France, ni pour des fêtards, ni pour les forces de l’ordre. La nuit de jeudi à vendredi a été marquée par plusieurs fêtes clandestines dans l’Hexagone, malgré les recommandations du gouvernement et le couvre-feu interdisant les sorties entre 20h et 6h.

Le cas le plus emblématique a eu lieu en Bretagne. Une fête sauvage qui a commencé jeudi soir dans l’ouest de la France rassemblait encore vendredi matin environ 2500 participants «en provenance de différents départements (français) et de l’étranger», a-t-on appris dans un communiqué de la préfecture du département d’Ille-et-Vilaine.

La fête a lieu dans la localité de Lieuron, au sud de la ville de Rennes (ouest). Les gendarmes ont tenté de s’opposer à l’installation de cette fête jeudi soir – alors que la France avait décrété un «réveillon du 31» sous couvre-feu – mais «ont fait face à la violente hostilité de nombreux teufeurs», selon le communiqué de la préfecture.

«Hostilité de nombreux teufeurs»

«Des renforts ont été demandés pour déloger les fêtards «très déterminés», selon BFMTV qui précise que l’intervention est délicate pour les forces de l'ordre, dans la mesure où elles entendent préserver l’intégrité des participants en évitant des mouvements de foule.

«Un véhicule de la gendarmerie a été incendié, trois autres dégradés et les militaires ont essuyé des jets de bouteilles et de pierres, occasionnant des blessures légères», selon le communiqué.

Selon la préfecture, le nombre de «teufeurs» est estimé vendredi matin à 2500 «en provenance de différents départements et de l’étranger» et «un important dispositif de gendarmerie est en place afin de sécuriser les abords du site et les axes de circulation».

Devant le lieu de rassemblement vendredi en fin de matinée, des véhicules immatriculés de toute la France étaient garés et de très nombreux fêtards étaient encore présents sur fond de musique techno, a constaté un journaliste de l’AFP.

Des secouristes ont notamment été déployés sur place pour distribuer gel et masques «afin de limiter les risques de propagation du virus au sein du rassemblement» qui a été interdit par arrêté préfectoral.

Le parquet a ouvert une enquête, notamment pour «organisation illicite d’un rassemblement festif à caractère musical» ou encore «violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique», précise la préfecture.

«Des renforts à Marseille»

A part la Bretagne, Marseille a également abrité une soirée clandestine lors du passage dans la nouvelle année. Toujours selon BFMTV, environ 300 personnes se sont réunies dans une salle, dans l’irrespect des mesures sanitaires. Il a fallu l’intervention de près de 80 policiers pour les évacuer vers 1h30 du matin.

La commune de Reding en Moselle a aussi enregistré une «rave party» qui a connu la participation de 150 personnes sur un ancien site militaire. Là encore, des renforts ont dû être dépêchés aux environs de 2h du matin pour évacuer les fêtards.

La France est sous la menace d’une nouvelle flambée de l’épidémie de Covid-19 que les autorités tentent d’empêcher avec un couvre-feu renforcé ce week-end dans plusieurs départements.

Le nombre de contaminations en France était jeudi aux alentours de 20.000 en 24 heures, selon Santé Publique France, qui craint «une possible flambée épidémique dans les semaines à venir», notant une circulation toujours «élevée» du virus.

Tout déplacement entre 20h00 et 06h00 – sauf raison professionnelle – est interdit en France, toute violation du couvre-feu passible d’une forte amende.

(AFP/Eto)

Ton opinion