Recensement – Près de 40% de la population suisse est issue de la migration

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RecensementPrès de 40% de la population suisse est issue de la migration

Les statistiques 2020 montrent que la proportion de personnes d’origine étrangère en Suisse est en légère augmentation. Les Italiens et les Allemands sont les plus nombreux.

Image d’illustration.

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20min/Taddeo Cerletti

En Suisse, 38% de la population résidante permanente de 15 ans ou plus était issue de la migration en 2020, soit 2,76 millions de personnes. Selon les chiffres publiés mardi par l’Office fédéral de la statistique (OFS), cette proportion est en hausse de 0,3 point par rapport à 2019.

Parmi la population issue de la migration, 80% des personnes sont nées à l’étranger et appartiennent à la première génération d’immigrés. Les 20% restants sont nés en Suisse. Après la nationalité suisse (36%), les nationalités les plus représentées parmi la population issue de la migration sont les nationalités italienne (10%) et allemande (10%). Les personnes issues de la migration ayant la nationalité suisse sont considérées comme telles en fonction notamment de leur lieu de naissance et de celui de leurs parents.

Chômage plus élevé

L’OFS indique aussi avoir actualisé sept indicateurs pour évaluer l’intégration de cette population sur le marché du travail. Et pour tous ces indicateurs, les personnes issues de la migration occupent une place particulière – et souvent moins favorable – en comparaison avec la population non issue de la migration. La première génération est par exemple plus touchée par la surqualification dans la profession exercée.

La population issue de la migration, quelle que soit la génération, présente un taux de chômage qui s’élève à plus du double de celui de la population non issue de la migration (7% contre un peu moins de 3%). Le taux de salariés avec fonction dirigeante est également légèrement plus faible parmi la première génération (32%) que parmi la population non issue de la migration (35%), mais comparable à celui de la deuxième génération ou plus (33%).

Bien qu’au centre de ces analyses, le statut migratoire ne peut en aucun cas être considéré comme le seul facteur explicatif des différences relevées entre ces groupes, nuance l’OFS. D’autres variables telles que l’âge et le niveau de formation peuvent également expliquer ces différences.

(Comm/jba)

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