Actualisé 14.02.2019 à 11:45

«Gilets jaunes»Près de 8400 arrestations depuis novembre

Le ministre français de l'Intérieur Christophe Castaner a précisé que 7500 personnes avaient été placées en garde à vue.

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Le premier anniversaire des «gilets jaunes» était marqué samedi par le retour du chaos dans certains quartiers de Paris. Un manifestant touché par un projectile a perdu l'usage d'un oeil. (Samedi 16 novembre 2019)

Le premier anniversaire des «gilets jaunes» était marqué samedi par le retour du chaos dans certains quartiers de Paris. Un manifestant touché par un projectile a perdu l'usage d'un oeil. (Samedi 16 novembre 2019)

AFP
Les «gilets jaunes» poursuivaient leur mouvement pour leur premier anniversaire d'existence. (Samedi 16 novembre 2019)

Les «gilets jaunes» poursuivaient leur mouvement pour leur premier anniversaire d'existence. (Samedi 16 novembre 2019)

Keystone
Des grenades ont été lancées dans le cortège de la Marche pour le climat à Paris. (21 septembre 2019)

Des grenades ont été lancées dans le cortège de la Marche pour le climat à Paris. (21 septembre 2019)

AFP

Environ 8400 personnes ont été interpellées depuis le début du mouvement des «gilets jaunes» il y a près de trois mois. Et 7500 ont été placées en garde à vue, a déclaré Christophe Castaner, jeudi.

Le ministre de l'Intérieur a également affirmé que près de 1300 policiers, gendarmes et pompiers ont été blessés «par des petits groupes animés par la haine», depuis le début du mouvement, le 17 novembre. Christophe Castaner a réaffirmé que le gouvernement était «opposé» à toute amnistie pour les «gilets jaunes», comme l'avait indiqué le Premier ministre mercredi soir sur LCI et RTL.

«Mon message est clair: toute dégradation, toute agression sera poursuivie et sera sanctionnée», a déclaré M. Castaner opposant ainsi une fin de non-recevoir aux demandes d'amnistie formulées au sein du mouvement des «gilets jaunes» comme chez des politiques.

Depuis le début du mouvement, la justice a prononcé près de 1800 condamnations. Près de 1500 dossiers sont encore en attente de jugement, plus de 1300 comparutions immédiates ont été organisées et 316 personnes ont été placées sous mandat de dépôt.

Cagnotte

Le ministre de l'Intérieur s'exprimait lors de la remise de la cagnotte lancée par le président LR de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur Renaud Muselier en faveur des forces de l'ordre blessées lors des manifestations. Un chèque d'environ 1,46 million d'euros a été reversé à l'amicale de la police nationale, une «association d'entraide» qui oeuvre pour les gendarmes, policiers et sapeurs-pompiers, jeudi matin lors d'une cérémonie aux Invalides.

Cette cagnotte avait été lancée sur la plateforme en ligne Leetchi en réaction à celle créée en soutien à l'ex-boxeur Christophe Dettinger, condamné mercredi à un an de prison ferme, aménageable en semi-liberté, et 18 mois de sursis avec mise à l'épreuve pour avoir agressé deux gendarmes à Paris le 5 janvier lors de l'acte 8 des «gilets jaunes».

Selon l'amicale de la police nationale, une convention permettant de définir les modalités de rétribution de la cagnotte sera signée entre le patron de la région Paca et l'amicale.

Environ un million d'euros sera versé directement aux membres des forces de sécurité, civils ou militaires, blessés lors des manifestations des «gilets jaunes». Le reste du montant, sera réparti entre les orphelinats des différentes forces concernées.

Quelque 51'000 personnes ont effectué un don à cette cagnotte, a détaillé Renaud Muselier qui a défendu une démarche «claire et transparente», saluant au passage le «sang froid» des forces de l'ordre. «Nous pouvons comprendre le malaise social mais jamais accepter les violences et les dégradations», a-t-il ajouté. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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