Bosnie-Herzégovine: Président serbe en visite de courtoisie

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Bosnie-HerzégovinePrésident serbe en visite de courtoisie

Le président serbe, Boris Tadic, est arrivé mercredi en Bosnie, pour une rare visite officielle destinée à améliorées les relations entre Belgrade et Sarajevo.

Les relations entre la Serbie et la Bosnie sont restées délicates depuis la guerre intercommunautaire qui a sévi en Bosnie de 1992 à 1995.

Boris Tadic devait s'entretenir dans la matinée avec les membres de la présidence collégiale de Bosnie, le Serbe orthodoxe Nebojsa Radmanovic, président en exercice, le Musulman Bakir Izetbegovic, et le Croate catholique Zeljko Komsic.

Souvent accusé ces dernières années par des responsables politiques musulmans notamment de soutenir le leader des Serbes de Bosnie, Milorad Dodik, qui évoque régulièrement l'éventualité d'une sécession de l'entité serbe de Bosnie, M. Tadic a souligné, avant sa visite, son attachement à l'intégrité territoriale de la Bosnie-Herzégovine.

«La Serbie soutient une totale intégrité territoriale de la Bosnie (...) La Serbie défend l'intégrité de tous les pays, et notamment de chaque pays voisin, et s'oppose à toute division de la Bosnie», a-t-il assuré.

Très attaché au rapprochement de son pays de l'Union européenne, M. Tadic avait œuvré ces derniers temps sur l'amélioration des relations entre la Serbie et la Croatie, prochain candidat à l'adhésion qui devrait rejoindre le bloc européen en juillet 2013.

Des analystes estiment qu'il souhaite franchir le même cap avec la Bosnie.

Importants échanges commerciaux

Par ailleurs, le nouveau membre musulman de la présidence bosnienne, Bakir Izetbegovic, qui avait plaidé pour une amélioration des relations avec les pays voisins, et notamment avec la Serbie, avant d'être élu en octobre 2010, a réitéré ses propos avant la visite de M. Tadic.

«Nos échanges commerciaux sont les plus importants avec la Serbie. Plus d'un million de Serbes (orthodoxes) vivent en Bosnie et plus de 300'000 musulmans en Serbie. Nous avons toutes les raisons d'améliorer nos relations, et elles ne peuvent pas être améliorées si on ne se parle pas», a-t-il déclaré.

«La coopération régionale est indispensable dans la progression sur le chemin européen», a souligné M. Izetbegovic. (afp)

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