Bolivie: Présidentielle: retrait pour contrer le camp Morales
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BoliviePrésidentielle: retrait pour contrer le camp Morales

Dimanche prochain, les Boliviens choisissent leur président. Le conservateur Jorge Quiroga s’est retiré pour ne pas contribuer à une victoire de Luis Arce.

Jorge Quiroga en 2005.

Jorge Quiroga en 2005.

KEYSTONE

L’un des candidats à l’élection présidentielle bolivienne, l’ancien président Jorge Quiroga, a annoncé dimanche qu’il se retirait pour éviter une victoire du candidat soutenu par l’ancien chef de l’État socialiste Evo Morales. Le scrutin doit se dérouler dimanche prochain.

Sept jours avant le premier tour de l’élection, Jorge Quiroga, un conservateur qui a présidé la Bolivie pendant un an, de 2001 à 2002, a annoncé son retrait sur Twitter. «Je ne pourrai pas diriger ce gouvernement. Pour cette raison, je retire ma candidature», a déclaré Jorge Quiroga. Le dernier sondage lui attribuait 1,1% des intentions de vote.

Jorge Quiroga a dit qu’il ne voulait pas par sa candidature contribuer à une victoire de Luis Arce, candidat du mouvement vers le socialisme (MAS), le parti de gauche de l’ancien président Evo Morales. «Je dois faire tout ce qui est en mon pouvoir» pour empêcher que le MAS ne revienne au pouvoir, a écrit Jorge Quiroga.

Arce en tête des sondages

Les derniers sondages donnent Luis Arce nettement en tête des intentions de vote avec environ 29%, devant un autre ancien président, le centriste Carlos Meza (19%), et le régionaliste de droite Luis Fernando Camacho, avec environ 10%.

En septembre, la présidente bolivienne par intérim Jeanine Añez a également retiré sa candidature à l’élection présidentielle, elle aussi pour empêcher une victoire de Luis Arce. Un sondage venait de lui attribuer la quatrième place dans les intentions de vote avec 7%.

Pour être déclaré vainqueur au premier tour un candidat doit obtenir plus de 50% des voix ou 40% avec 10 points d’écart sur le deuxième. Un second tour est prévu le 29 novembre. Les Boliviens doivent de plus élire un vice-président et renouveler la totalité du Parlement.

Jeanine Añez a été désignée présidente par intérim après la démission d’Evo Morales en novembre 2019. Un mois plus tôt, Evo Morales s’était proclamé vainqueur de l’élection présidentielle pour un quatrième mandat, mais l’opposition estimait qu’il y avait eu des fraudes.

Après des semaines de manifestations, Evo Morales, lâché par la police et par l’armée, avait démissionné et quitté la Bolivie. Il vit désormais en exil en Argentine.

(ATS/NXP)

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