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Prêt-à-porter: le vestiaire féminin dans tous ses états

Paris - Les présentations des collections de prêt-à-porter pour l'automne-hiver 2007/2008 se sont achevées dimanche soir à Paris après une semaine fiévreuse.

Si la majorité des grandes marques étaient présentes parmi les 98 défilés du calendrier officiel, certaines autres, parmi lesquelles Azzaro, Dominique Sirop, Franck Sorbier, Gianfranco Ferre, Inès de la Fressange, ou Takada (par Kenzo Takada) avaient, elles, choisi de présenter leur travail en show-room.

Chez Christian Dior, la collection pléthorique de John Galliano revisite les tailleurs affinant la taille, les larges jupes portées sur des vestes à ceinture, parsemées ici et là de touches de fourrure. Une fois encore le Soleil Levant l'inspire, grâce à de savants pliages d'origami, qu'il place au gré de son humeur, là où on ne les attend pas, comme au creux des reins. Le cuir est très présent, du python au crocodile, en passant par l'autruche. De même les broderies, dorées ou argentées qui éclairent poignets ou encolures.

Bien nommée, la collection «Wake Up, Cave Girl!» (Debout, fille des cavernes!) de Vivienne Westwood qui, elle, ne s'embarrasse pas de la silhouette. Les épaules sont pointues, chapeaux et bottes sont taillés XXL. Des pans de tissus se font pantalons, sans couture mais boutonnés entre eux, laissant voir, une cuisse ou un mollet. De larges salopettes emballent plus qu'elles n'habillent, et de courtes capes sont imprimées de motifs rupestres rappelant Lascaux.

La collection de Valentino s'inspire des grandes héroïnes hollywoodiennes et d'une silhouette oscillant entre Betty Page et Betty Boop. Les ensembles jupes crayon et courtes vestes cintrées sont à l'honneur, tout comme le classique tailleur de tweed. Signature habituelle chez le créateur italien, qui fêtera ses 45 ans de métier en juillet, les finitions couture: inserts de fourrure, pierres, paillettes ou sequins, réchauffent ou illuminent les modèles.

Habituellement chantre des chaudes couleurs du Sud, Christian Lacroix redécouvre que le noir est aussi une couleur. Du coup, sa silhouette s'allonge et permet de jouer sur l'ultra-court des jupes ou des robes boule, ou sur le volume des larges manches bouffantes des pulls. Omniprésente, l'accessoirisassion des modèles, de la boucle de ceinture, aux manchettes brodées. Broderie qu'affectionne tant le créateur arlésien, qu'il l'invite même sur un élégant manteau de cuir noir.

Chez Jean-Paul Gaultier, une robe manteau à motifs tartan jaune flashy et noir est largement rehaussée de bandes de fourrure de renard, du col aux basques ou aux manchettes. Un perfecto de python verni noir se porte sur une jupe évasée mohair à motif Burberry. De lumineux motifs jacquard éclairent un cardigan ouvert sur un sobre chemisier blanc porté sur une jupe évasée de velours sombre moiré à larges poches latérales.

Chez Givenchy, Riccardo Tisci propose un vestiaire d'inspiration marine jusque dans les grosses boucles de ses ceintures. Il casse aussi la silhouette de larges manteaux par de rassurantes volutes de fourrure. Elles adoucissent la rigueur des cols ou font oublier la coupe quasi militaire de certains manteaux droits. L'or éclaire les manches ou le dos d'une veste de motifs géométriques incrustés, ou ferme de gros boutons une sombre veste marine.

Chez les jeunes talents, avec sa collection baptisée «Alchemy», Jasmine Di Milo, fille du milliardaire Mohammed Al-Fayed, semble avoir trouvé la bonne formule pour sa première incursion dans le calendrier «in». Ses mini-robes bustier, de vinyle ou de cuir noir, parfois à motifs chevrons, créent une silhouette pour laquelle la créatrice, principalement établie à Los Angeles, devrait trouver rapidement une place sur les tapis rouges hollywoodiens. En témoignent une mini-robe composée de minces tubes verticaux de métal argenté à effet lamé, et cette autre mini-robe ultra-courte de tulle immaculé vaporeux, tenant sur le corps comme par magie.

Chez les garçons, Christophe Guillarmé s'amuse des mélanges. Une mini-jupe denim, une robe ou un ensemble satin de soie sont imprimés panthère, ici et là éclairés de perles baguettes dorées ou corail. Originale, une robe-tunique smockée en georgette de soie noire est brodée de fils d'or. Pour son final, la sculpturale Victoria Silvstedt se déhanche dans une robe en satin prune dont la jupe est entièrement appliquée de plumes et de motifs de tulle flamme découpées au Laser, et emporte tous les suffrages. (ap)

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