Prêt à soutenir les jeunes, l'Etat n'hésitera pas sévir
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Prêt à soutenir les jeunes, l'Etat n'hésitera pas sévir

VAUD. Entre insertion et répression, l'Etat a fait de la jeunesse l'une de ses priorités pour les cinq années à venir.

Le Conseil d'Etat a présenté, hier, son programme de législature 2007-2012. Et si son président, Pascal Broulis, assure «qu'aucune des 28 mesures n'est plus importante que l'autre», les préoccupations liées à la jeunesse constituent bel et bien un axe fort de ce catalogue. Preuve en est, les questions touchant les jeunes apparaissent à plusieurs niveaux. D'abord sur plan de la formation. Le canton s'engage en effet à faciliter l'entrée sur le marché du travail «en détectant plus rapidement les problèmes», grâce notamment à un effort soutenu de l'orientation professionnelle en fin de scolarité obligatoire et en créant de nouvelles places d'apprentissage. Reste que si les autorités militeront pour des mesures visant à favoriser le départ dans la vie active, elles seront aussi très strictes avec ceux qui sortiront du droit chemin. La réforme de la chaîne judiciaire, policière et pénale touchera donc également les jeunes.

«Nous voulons bien sûr développer la prévention, assure Jacqueline de Quattro, conseillère d'Etat en charge de la police. Mais il faut aussi avoir les moyens d'agir vite, afin de mettre rapidement les délinquants face aux conséquences de leurs actes.» En plus des structures pour mineures existantes, il est prévu de créer un quartier cellulaire à la prison de la Croisée ou de construire un établissement romand de détention.

Julian Pidoux

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