Niger: Preuves de vie pour les otages français enlevés
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NigerPreuves de vie pour les otages français enlevés

Le président français a affirmé qu'il avait la preuve que les quatre otages détenus au Niger n'étaient pas morts.

François Hollande affirme que les otages français retenus au Niger sont en vie.

François Hollande affirme que les otages français retenus au Niger sont en vie.

François Hollande a confirmé jeudi que la France avait reçu des preuves de vie pour ses quatre otages enlevés en 2010 au Niger. Il s'est exprimé lors d'un déplacement en Slovénie.

«Le président du Niger avait lui-même annoncé il y a quelques semaines qu'il avait des éléments» prouvant que ces otages étaient en vie. «Nous avons eu confirmation de ces éléments», a déclaré le président de la République française, lors d'une conférence de presse à Ljubljana en marge d'un sommet des pays des Balkans occidentaux.

M. Hollande n'a pas donné plus de précisions rappelant que la règle concernant les otages était de parler «le moins possible». Le président nigérien Mahamadou Issoufou avait assuré le 11 mai que les otages français étaient «vivants», mais que leur lieu de détention était inconnu.

Le 16 septembre 2010, au Niger, quatre Français - Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret - avaient été enlevés à Arlit (nord), sur un site d'extraction d'uranium. Le groupe Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) a revendiqué le rapt.

Première étape positive

C«est «une avancée importante», a commenté le grand-père de Pierre Legrand. «Nous en sommes à une première étape positive, pour nous qui attendons depuis si longtemps qu'il y ait une avancée dans la discussion entre les ravisseurs et les services de l'Etat», a dit René Robert.

Le comité de soutien aux quatre Français enlevés à Arlit a pris acte avec satisfaction des propos de François Hollande, en espérant que cette «très bonne nouvelle enclenche un processus de libération».

Précédentes libérations

Les quatre Français travaillaient pour le groupe nucléaire public Areva et son sous-traitant Satom.

Françoise Larribe, l'épouse de Daniel, capturée en même temps que lui, avait été libérée en février 2011, ainsi que deux autres otages, un Togolais et un Malgache.

Un cinquième otage français, Serge Lazarevic, enlevé en novembre 2011 à Hombori (nord-est du Mali), reste également détenu par Aqmi.

En mars, les familles des quatre otages avaient demandé à la France de marquer «un temps de pause» dans les opérations militaires et de montrer à Aqmi une volonté de négocier, au moment où les combats s'intensifiaient, renforçant leur angoisse.

Le 23 juin, lors d'un déplacement au Qatar, le président français avait affirmé qu'il avait «toute raison de penser» que ces quatres otages étaient «vivants», après un message du réseau islamiste en ce sens. (ats)

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