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SuissePrévisions de croissance à la hausse

L'économie suisse reste robuste et le KOF revoit en conséquence ses prévisions à la hausse.

L'économie suisse reste robuste et le KOF revoit ses prévisions à la hausse. Le centre de recherches conjoncturelles zurichois escompte désormais une progression du produit intérieur brut (PIB) helvétique de 1,9% cette année et la suivante, contre 1,7% voici trois mois. Pour 2016, il maintient 2,1%.

L'évolution actuelle est surtout portée par l«amélioration de la conjoncture globale et par la consommation privée, indique mercredi l'institut rattaché à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). Après un troisième trimestre meilleur que prévu, les exportations profiteront de la relance mondiale dans les mois à venir.

Les Etats-Unis connaissent un fort rebond et même la zone euro et le Japon donnent des signes modérés. En Europe, l'effritement du prix du pétrole ainsi que le taux de change favorable de l'euro auront des impacts positifs à court terme, prédisent les chercheurs zurichois.

Pour comparaison, la Banque nationale suisse (BNS) s'attend à une hausse du PIB comprise entre 1,5% et 2% cette année et de 2% en 2015. Le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) escompte 1,8% respectivement 2,4%. Les experts sondés par le KOF misent sur une hausse de 1,8% cette année et la suivante, UBS sur 1,6% puis 1,4%, Credit Suisse 1,8% et 1,6%.

Or noir avantageux

En Suisse, les consommateurs vont aussi bénéficier de l'or noir plus avantageux. Le KOF revoit ainsi ses pronostics d«inflation à 0,1% pour 2015 (contre 0,3% à l'automne) puis 0,5% en 2016 (0,6%). La demande domestique privée s'en verra stimulée l'an prochain, soutenue aussi par la hausse stable des revenus, l'immigration et les faibles taux d'intérêt. En 2016, un tassement est à prévoir.

L'institut zurichois est également plus optimiste pour le commerce extérieur l'an prochain et table sur une croissance des exportations de 5%, au lieu de 4,4% précédemment. Mais là aussi, la dynamique devrait fléchir par la suite. Le KOF se montre plus réservé quant à l'évolution des importations.

Moins de fonctionnaires

Les perspectives sont plus sombres pour le secteur du bâtiment, où les investissements devraient reculer l'an prochain. Les demandes de construction diminuent et l'effet dissuasif du durcissement des conditions financières se fait sentir, observe le centre.

Cette faiblesse se répercutera sur le marché de l'emploi. En outre, l'administration publique, grande pourvoyeuse d'emploi depuis le début de la crise financière, embauchera moins que la moyenne des années précédentes. Après 3,2% en 2014, le taux de chômage devrait stagner autour de 3,1% en 2015 et 2016. (ats)

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