Copenhague: Prière de ne pas baver sur les fenêtres du resto
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CopenhaguePrière de ne pas baver sur les fenêtres du resto

Victime de son succès, la mecque danoise des gastronomes, le Noma, s'est résolue à éloigner les curieux qui se pressaient contre ses fenêtres pour lorgner les assiettes.

par
arg
Au pied de l'entrepôt du XVIIIe siècle, des massifs design empêchent l'accès aux fenêtres.

Au pied de l'entrepôt du XVIIIe siècle, des massifs design empêchent l'accès aux fenêtres.

L'endroit est réputé servir la meilleure cuisine du monde. Ces cinq dernières années, il a été élu quatre fois «meilleure table du monde» par le magazine «Restaurant». Alors forcément, le Noma attire les curieux. D'autant plus que pour déguster des ½ufs de caille marinés, du b½uf musqué du Groenland ou des pétoncles séchés, il vaut mieux être patient - le resto affiche complet des mois à l'avance - et avoir les moyens.

Jusque récemment, les clients privilégiés du Noma savouraient les créations culinaires du chef René Redzepi sous le regard envieux de touristes, le nez collé aux vitres de l'établissement. Pire: certains ne se contentaient pas de lorgner le contenu des assiettes et n'hésitaient pas à prendre des photos.

Zone tampon

Il fallait réagir, mais avec classe. Pas question de déménager à l'étage ou de boucher les fenêtres. Le problème a donc été réglé avec l'aide de paysagistes.

Un bureau danois a créé un jardin hyper design, planté d'herbes nordiques et parsemé de pierres volcaniques d'Islande, autour de la façade. Sa forme dissuade subtilement les touristes de s'approcher des fenêtres. «René Redzepi n'était pas intéressé à placer un cordon rouge autour de son établissement, explique Thomas Kock, un des concepteurs des massifs, au «Guardian». Il a plutôt cherché à créer une zone-tampon autour de l'établissement, qui donne aussi, à sa manière, l'expérience du Noma.»

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