Actualisé 27.04.2008 à 17:40

Primes maladie: Genève se révolte, et Vaud applaudit

Les millions de réserve des caisses ne profitent pas toujours
aux assurés. Genève et Vaud passent à l'action.

«Notre marge de manœuvre est de zéro.» Les propos de Pierre-François Unger, ministre genevois de la santé, ont le mérite de la clarté. «Le taux de réserve des assurances est de 537 millions de francs pour Genève, poursuit l'élu. Il dépasse de 37% le minimum légal.»

Pour autant, impossible d'imaginer une baisse des primes, l'exécutif cantonal est totalement impuissant: «Tout cela est du ressort de l'Office fédéral de la santé publique», précise Pierre-François Unger. Les députés, eux aussi, expriment leur ras-le-bol. Vendredi soir, le Grand Conseil a voté une résolution qui va permettre d'exiger de Berne une restitution des sommes prises abusivement auprès des assurés. Cela suffira-t-il pour infléchir la tendance? «Non, mais cela nous conforte dans notre démarche, poursuit le ministre. Maintenant, si les choses ne changent pas, nous envisageons de lancer une initiative en direction de Berne afin que les Cantons puissent intervenir lors de l'établissement des primes.»

Une idée qui séduit Pierre-Yves Maillard. «Nous savons très bien que pour 2009 le montant des primes est déjà fixé, explique le ministre vaudois de la santé. Mais il faut impérativement que les Cantons puissent agir sur la Loi fédérale sur l'assurance maladie (LaMal). L'initiative genevoise est donc une excellente idée.»

Didier Tischler

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