Actualisé 08.09.2015 à 06:55

Streaming audio

Prince balance son nouveau disque sur Tidal

Le nain de Minneapolis propose sa galette funk «HitNRun Phase One» en exclusivité sur le service de streaming du rappeur Jay Z.

Le dernier album de Prince, «Plectrum Electrum», réalisé avec le groupe 3rdeyegirl, est sorti en septembre 2014.

Le dernier album de Prince, «Plectrum Electrum», réalisé avec le groupe 3rdeyegirl, est sorti en septembre 2014.

Prince, 57 ans, a sorti le lundi 7 septembre 2015 «HitNRun Phase One»sur Tidal, le service de streaming de Jay Z, créé pour contourner des concurrents comme Spotify, auquel certains artistes reprochent de ne pas assez les rémunérer.

«HitNRun Phase One» reproduit l'atmosphère d'un concert live dès les première notes en citant l'une des chansons les plus célèbres de Prince et les plus dansantes: «Let's Go Crazy» avant de se métamorphoser en funk endiablé avec «Million $ Show», sur laquelle chante Judith Hill. Dans «Fallinlovetonight» Prince fait briller les synthétiseurs dont les sons ne sont pas sans rappeler les Pet Shop Boys, à la génération qui hantait les boîtes de nuit à la fin des années 80. Tout à la fête, l'album ne contient aucun message politique. «Baltimore», qui dénonce les violences policières envers les Noirs, est notablement absent de l'album.

L'Américain s'est quand même autorisé une touche d'introspection avec le dernier morceau de l'album intitulé «June», juin comme son mois de naissance dans lequel il se demande s'il n'appartient pas à une autre ère. «J'aurais dû naître sur la scène à Woodstock. Mais je suis là, à attendre», chante-t-il.

Se distancer de l'industrie musicale

Le musicien farouchement indépendant, qui avait un temps porté le mot esclave sur sa joue pour dénoncer les «chaînes» des maisons de disque, s'est réjoui de pouvoir diffuser son 34e album studio seulement 90 jours après un unique rendez-vous avec le rappeur de New York.

Aux yeux de Prince, le streaming pourrait à terme permettre aux artistes de s'affranchir des structures de l'industrie musicale traditionnelle. «Les contrats de disque sont - je vais lâcher le mot - comme de l'esclavage», a lancé Le nain de Minneapolis, qui est Noir et bien conscient de la portée de ce mot dans la culture américaine, devant un petit groupe de journalistes, selon la radio publique NPR. (nxp/afp)

(NewsXpress)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!