Genève – Priorité aux bus et à la mobilité douce: l’UDC veut tout bazarder

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GenèvePriorité aux bus et à la mobilité douce: l’UDC veut tout bazarder

Le parti agrarien entend abroger la loi pour une mobilité cohérente et équilibrée, qui régit notamment la place des différents modes de transport dans le canton.

Laurent Guiraud/ Tamedia

«Ça commence à bien faire! explose le député UDC Stéphane Florey. En matière de transports, il faut tout reprendre à zéro.» Via un projet de loi qu’il vient de déposer, l’élu propose de purement et simplement supprimer la loi cantonale pour une mobilité cohérente et équilibrée (LMCE), acceptée par 68% des Genevois en 2016. Cette dernière règle la cohabitation entre les différents modes de déplacement. Elle impose notamment la priorité aux bus et la mobilité douce dans les centres urbains.

Sauf que pour le député, la réglementation actuelle «n’est que prétexte à réduire encore et encore la circulation motorisée, à coups de zones 30 km/h ou de suppressions de places de parc». Stéphane Florey dénonce aussi la velléité des Verts de réduire les zones bleues et d’augmenter le prix des macarons de stationnement.

La place de la voiture

La priorité accordée aux TPG et à la mobilité douce doit-elle tomber? «Oui», répond le député UDC, qui nuance cependant: «Supprimer la loi ne remettrait pas en cause le réseau actuel des bus et des trams. Par ailleurs, il ne faut pas forcément remettre la voiture au centre du trafic ou revoir tous les tracés de pistes cyclables. Mais évitons la guerre des transports. Concernant les voies pour vélos, construisons-les au gré des rénovations de routes, par exemple.»

L’UDC parie que les 68% de Genevois en faveur de la LMCE, il y a six ans, ne seraient pas si nombreux aujourd’hui, «vu les aménagements pour la mobilité douce réalisés depuis». Stéphane Florey est convaincu que s’il fallait revoter, «on n’arriverait pas au même résultat».

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