France: Prison avec sursis pour une organisatrice de mariages blancs
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FrancePrison avec sursis pour une organisatrice de mariages blancs

Une femme vivant à Marseille a été condamnée à une peine d’emprisonnement de trois ans avec sursis pour avoir organisé une dizaine de mariages litigieux qu’elle facturait plus de 10’000 francs.

La femme proposait un kit «mariage blanc» comprenant un conjoint de nationalité française et un ensemble de documents à fournir au service de l'état civil de la mairie.

La femme proposait un kit «mariage blanc» comprenant un conjoint de nationalité française et un ensemble de documents à fournir au service de l'état civil de la mairie.

AFP

Une septuagénaire de Marseille qui a reconnu l’organisation d’une dizaine de mariages blancs, monnayés entre 10’000 et 16’000 euros chacun (entre 10’700 et 17’200 francs environ), a été condamnée à trois ans de prison avec sursis et 3000 euros d’amende par la justice.

«Zouzou», figure du quartier de la gare Saint-Charles, proposait un kit «mariage blanc» comprenant un conjoint de nationalité française et un ensemble de documents à fournir au service de l'état civil de la mairie des 6e et 8e arrondissements de Marseille où ont été célébrés les mariages litigieux.

En tout, 30 prévenus comparaissaient pour ce réseau mis au jour sur la base d’une information fournie en 2017 à la police aux frontières.

Les autres protagonistes de l’affaire ont été condamnés à des peines allant de 1000 euros d’amende à dix-huit mois de prison avec sursis.

Des interdictions de territoires d’un ou deux ans ont également été prononcées contre 11 étrangers, la plupart nés en Algérie, selon un compte-rendu du jugement rendu vendredi, révélé par La Provence et consulté mardi par l’AFP.

Faux documents

Lors de l’audience, le fils de la «marieuse», informaticien, avait reconnu que c’était pour lui «un jeu d'enfant» de fabriquer faux baux et quittances d’énergie ou de loyer, à la demande de sa mère à laquelle il ne peut «rien refuser». Mais il a assuré qu’il ignorait l’usage qui en était fait. Il a été condamné à 18 mois d’emprisonnement avec sursis.

Dénonçant une atteinte au mariage, «un pilier, une institution sacrée de notre société», la procureure Virginie Tavanti avait aussi requis des peines d’emprisonnement allant jusqu’à un an avec sursis contre les époux, dont la plupart ont reconnu un consentement faussé.

(ATS/NXP)

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