France: Prison pour avoir aidé une ado à rejoindre la Syrie
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FrancePrison pour avoir aidé une ado à rejoindre la Syrie

Un tribunal de Paris a condamné mardi à 3 ans de prison, dont 2 ferme, un Français qui avait aidé une fille de 14 ans à fuguer pour aller faire le jihad en Syrie.

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29.06 La ville irakienne de Fallouja a été libérée de l'emprise de l'Etat islamique, mais elle a beaucoup souffert.

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Osamah Waheeb
31.05 Des jihadistes de l'Etat Islamique proposent des femmes sur le réseau social, pour les forcer à ce qu'ils appellent le «jihad sexuel».

31.05 Des jihadistes de l'Etat Islamique proposent des femmes sur le réseau social, pour les forcer à ce qu'ils appellent le «jihad sexuel».

Keystone/AP
24.05 L'ONU estime qu'il y a environ 50'000 personnes encore à Fallouja et qu'il est «important que les habitants puissent disposer de couloirs sûrs» pour fuir la ville.

24.05 L'ONU estime qu'il y a environ 50'000 personnes encore à Fallouja et qu'il est «important que les habitants puissent disposer de couloirs sûrs» pour fuir la ville.

Thaier Al-sudani

Le Tribunal correctionnel de Paris a condamné mardi à 3 ans de prison, dont 2 ferme, un Français ayant facilité le départ d'une jeune fille de 14 ans qui voulait rejoindre des combattants jihadistes en Syrie. Le Parquet avait requis la même peine.

L'homme, âgé de 41 ans, était poursuivi pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et soustraction de mineure. «On a évité l'inflation qu'on craignait dans le climat général», a déclaré l'avocat du prévenu.

L'adolescente avait été arrêtée en février 2014 à l'aéroport de Lyon avant d'embarquer pour Istanbul, d'où elle voulait rejoindre la Syrie. Sur son avant-bras, deux numéros de téléphone fournis par l'homme qu'elle devait épouser en Syrie: celui du prévenu, pour l'aider côté français, et celui d'un autre contact, pour la guider côté turc.

Adhésion à l'idéologie de l'EI

Le quadragénaire, dont le profil Facebook témoigne, selon l'accusation, de son adhésion à l'idéologie de l'Etat islamique (EI), s'est défendu à l'audience de toute intention jihadiste. Il a déclaré n'avoir fait qu'aider un «frère en religion» qui lui avait demandé d'aller chercher sa «femme», sans lui indiquer son jeune âge.

«Avec le recul, je n'aurais jamais dû rendre ce service», a déclaré ce père de trois enfants, reconnaissant avoir financé en partie la chambre d'hôtel de la jeune fille à Lyon ainsi que sa navette jusqu'à l'aéroport.

Nombreuses fugues

Le procureur, Camille Hennetier, a dénoncé le «drame» des parents qui voient leur fille rejoindre des zones de jihad. «Il ne se passe pas une semaine au Parquet antiterroriste sans que nous soyons alertés» d'un cas de fugue par des parquets locaux, a-t-elle dit. Malgré cette première tentative avortée, l'adolescente a fait deux autres fugues par la suite, et pourrait aujourd'hui se trouver en Syrie, a-t-elle indiqué. (ats)

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