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Championnat du mondePrivé de Mondial à cause du fisc

Martin Sevc, qui a notamment fait un court passage au HC Bâle en 2006-2007, risque de devoir débourser 170'000 francs en taxes s'il pose le pied sur sol suédois.

par
Robin Carrel
Stockholm
Martin Sevc (No 85), a brièvement joué en Suisse. C'était avec Bâle durant la saison 2006-2007.

Martin Sevc (No 85), a brièvement joué en Suisse. C'était avec Bâle durant la saison 2006-2007.

Si Zdenek Kutlak va pouvoir affronter ses «amis» suisses lundi après-midi, c'est peut-être en raison des impôts en Suède. Son compatriote tchèque, le défenseur Martin Sevc, a en effet dû renoncer au Mondial, sous peine d'être lourdement taxé.

Patrick von Gunten connait bien le problème. Le défenseur des Kloten Flyers a évolué une saison en Suède, avec Frölunda, avant de remettre le cap sur la Ligue nationale A. «Les salaires sont un peu moins élevés en Eliteserien qu'en Suisse. Mais ici, ce qui fait vraiment la différence, c'est qu'il y a environ 50% d'impôts à la source», a avoué le Bernois.

Pour contourner ces taxes, certains joueurs importés dans le championnat suédois ont recours à un artifice. Ils peuvent en effet signer des ententes de six mois, appelées des «contrats d'artistes», et économiser ainsi sur leur salaire. En règle générale, les renforts étrangers commencent la saison dans un autre pays - comme Pavel Rosa avec Fribourg Gottéron au début de l'exercice 2010-2011 - et terminent en Suède.

«Problème» pour Sevc, après avoir débuté cette saison avec le HC Plzen en Tchéquie, il est allé jusqu'au titre national avec son club de Skelleftea. Du coup, il ne pouvait plus poser un patin sur le sol suédois, sous peine de devoir s'acquitter d'une somme estimée par son avocat à 170'000 francs suisses. Un crève-cœur, à n'en pas douter, pour un joueur qui compte 45 sélections avec la «Reprezentace», sans jamais participer à la grand messe planétaire de fin de saison.

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