Arctique: Privés de phoques, les ours blancs dévorent des oeufs
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ArctiquePrivés de phoques, les ours blancs dévorent des oeufs

À cause du réchauffement climatique, les plantigrades se voient obligés de changer leurs habitudes alimentaires.

Le grand prédateur de l’Arctique doit s’adapter, sous peine de voir son espèce s’éteindre. 

Le grand prédateur de l’Arctique doit s’adapter, sous peine de voir son espèce s’éteindre. 

Getty Images/iStockphoto

Le phoque, c’est sa proie de prédilection. Mais avec le ré­trécissement toujours plus marqué de la banquise, l’ours polaire éprouve de plus en plus de difficulté à en attraper. Une étude publiée mercredi dans le journal «Royal Society Open Science» montre que ce grand prédateur est désormais en quête d’autres sources d’alimentation pour survivre. Il se tourne ainsi vers les nids de canards Eider pour y manger les oeufs dont il est apparemment très friand, ont remarqué des chercheurs canadiens qui ont suivi une vingtaine d’animaux à l’aide de drones dans le territoire du Nunavut.

Mais ils ne sont pas encore passés maîtres dans cette chasse, inédite pour eux. Sur la période de 11 jours observée par les scientifiques, les ours revenaient sur des nids déjà vidés dans l’espoir d’y trouver de la nourriture. Ils ne faisaient pas non plus le lien entre la présence de canards et la possibilité de trouver des oeufs. «Cela montre que si une espèce peut intégrer des ressources non préférées dans son régime quand sa proie principale devient plus difficile à trouver, elle peut ne pas être capable de le faire efficacement», écrivent les auteurs de l’étude. Et si les ours tirent des oeufs des calories appréciables, ce régime ne devrait pas fournir une source de nourriture durable à cette espèce classée «vulnérable».

La population sauvage d’ours polaires est estimée à 25’000 individus, répartis à ­travers l’Alaska, le Canada, le Groenland, la Norvège et la Russie.

(afp/pga)

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