Sécurité: Problèmes de recrutement à la police genevoise
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SécuritéProblèmes de recrutement à la police genevoise

Entre l'inscription et les examens, plus de 80% des candidats sont recalés. Pour les spécialistes, les jeunes manquent de préparation.

par
dti
Le Centre de formation de la police genevoise pourrait accueillir plus de jeunes.

Le Centre de formation de la police genevoise pourrait accueillir plus de jeunes.

«Le niveau de culture générale baisse. Nous sommes bien obligés de la constater». Eric Chammartin, responsable adjoint du centre de formation de la police genevoise (CFP), ne se voile pas la face. «Les jeunes qui se présentent aux examens d'entrée ne sont pas préparés», ajoute-t-il.

«J'ai été frappée par la nonchalance de certains, renchérit Arta Nikmanesh, conseillère pédagogique du CFP. Le jour de l'examen, on a l'impression qu'ils viennent à un pique-nique». Les chiffres sont sans appel.

«En 2010, lors d'une session de recrutement, 177 jeunes ont postulé pour un job à la police, détaille Eric Chammartin. A l'arrivée, une fois tous les tests passés, ils étaient 26». Si la dictée a été remplacée par un test de français, depuis deux ans, qui conjugue orthographe, analyse et esprit de synthèse, le résultat n'est toujours pas fameux. Plus d'un tiers des candidats échoue à cet exercice.

Ils sont un peu moins à rater les tests psycho-techniques, environ 20%, et 10% sont recalés au sport. A cela s'ajoutent les candidats qui ne répondent pas aux conditions générales, que ce soit l'âge ou la nationalité, et qui postulent quand même. Mais pas question de modifier les critères d'embauche.

Arta Nikmanesh et Eric Chammartin encouragent d'ailleurs les candidats à se préparer dans diverses écoles avec lesquelles ils collaborent: EPSU (Ecole de Préparation et de Soutien Universitaire); IFAGE (Fondation pour la formation d'adultes) et l'Ecole-club Migros.

Le recrutement actuel permet de compenser les départs à la retraite des gendarmes et des policiers, pas d'augmenter les effectifs.

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