Suisse: Procédure contre les affiches du comité d'Egerkingen
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SuisseProcédure contre les affiches du comité d'Egerkingen

La justice cantonale bernoise a ouvert une procédure pénale contre inconnus suite aux affiches qui s'en prenaient au PLR

Keystone/dr

L'affaire des affiches électorales du comité d'Egerkingen, accusant les libéraux-radicaux de soutenir l'islam radical, ressurgit: la justice cantonale bernoise a ouvert jeudi une procédure pénale contre inconnus, sur la base d'une plainte déposée par le PLR.

Le Ministère public bernois a confirmé à Keystone-ATS une information de plusieurs journaux de Tamedia. Selon un porte-parole de la justice bernoise, le ministère examine s'il s'agit d'un cas de «désobéissance aux décisions des autorités».

Le PLR avait obtenu une première victoire contre le comité d'Egerkingen l'automne dernier. La justice avait ordonné le retrait provisoire de ces affiches électorales accusant les libéraux-radicaux de soutenir l'islam radical.

Le tribunal d'Andelfingen (ZH) avait en effet accepté la demande de mesures superprovisionnelles dans cette affaire. Le contenu de l'affiche du comité d'Egerkingen constituait «une atteinte assez probable à la personnalité».

24 heures pour s'exécuter

Les photographies de la présidente du PLR Petra Gössi, du chef du groupe parlementaire, Beat Walti (ZH) et des conseillers nationaux Christian Wasserfallen (BE) et Christa Markwalder (BE) avaient apparemment été utilisées en public sans leur consentement. Compte tenu de la campagne pour les élections fédérales, le caractère urgent semblait être vérifié.

La décision avait eu pour conséquence que le comité d'Egerkingen avait l'interdiction de diffuser les affiches et annonces litigieuses, que ce soit dans le domaine public ou sur une quelconque plateforme numérique. Tout ce qui avait déjà été publié avait dû être retiré de la circulation dans un délai de 24 heures.

Le PLR avait déposé plainte contre cette campagne qui le décrit comme le défenseur de l'islam radical en Suisse. Cette attaque avait pour contexte une motion de l'UDC rejetée lors de la dernière session des Chambres grâce à l'appui des libéraux-radicaux. Le texte demandait des mesures de surveillance supplémentaires pour combattre l'islam radical en Suisse.

Le comité d'Egerkingen est connu pour son initiative contre les minarets en 2009 et celle plus récente contre la burqa. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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