Affaire Mörgeli: Procès d'Iris Ritzmann: preuves irrecevables
Actualisé

Affaire MörgeliProcès d'Iris Ritzmann: preuves irrecevables

L'essentiel des preuves réunies par le Ministère public zurichois contre la professeure Iris Ritzmann en marge de l'affaire Mörgeli est irrecevable.

Iris Ritzmann conteste les reproches qui lui sont faits.

Iris Ritzmann conteste les reproches qui lui sont faits.

Le Tribunal de district de Zurich a rejeté l'utilisation des données téléphoniques et des échanges par courriel de l'accusée avec le «Tages-Anzeiger».

Jugée vendredi pour violation du secret de fonction, Iris Ritzmann fait partie des 23 collaborateurs et étudiants de l'Université de Zurich, dont les contacts avec des journalistes ont été pris sous la loupe du Ministère public. L'Université lui avait fourni ces documents d'elle-même. Une collaboration fortement critiquée par le préposé cantonal à la protection des données.

Selon la Cour, le Ministère public a violé la base légale à laquelle il est soumis pour réunir des preuves. Il aurait dû demander l'autorisation au tribunal compétent afin de pouvoir évaluer les données électroniques et téléphoniques fournies par l'Uni. En cas d'autorisation, une telle mesure aurait de toute manière été fortement limitée.

Professeure à l'Institut d'histoire de la médecine au moment des faits, Iris Ritzmann est accusée d'avoir transmis au «Tagi» des rapports négatifs de l'Uni sur le travail du professeur et conseiller national UDC Christoph Mörgeli en tant que conservateur du Musée d'histoire de la médecine. Les révélations du journal en septembre 2012 ont lancé l'affaire Mörgeli.

Le politicien a été licencié peu après par l'Université de Zurich. Iris Ritzmann a elle aussi perdu son emploi. (ats)

Ton opinion