Actualisé 18.04.2017 à 22:17

CanadaProcès de 2 Canadiens pour polygamie

Le cas de deux mormons radicaux rappelle que la liberté religieuse est constitutionnelle, alors que la polygamie est interdite.

Image d'archive - Winston Blackmore (ici lors d'un précédent procès) revendique 24 femmes et 146 enfants. (Image - 19 avril 2005)

Image d'archive - Winston Blackmore (ici lors d'un précédent procès) revendique 24 femmes et 146 enfants. (Image - 19 avril 2005)

Keystone

Le procès en polygamie de deux Canadiens, dont l'un revendiquant 24 femmes et 146 enfants, membre d'une secte mormone radicale, s'est ouvert mardi à Cranbrook (Colombie-Britannique).

Winston Blackmore et James Marion Oler, qui ont respectivement 24 et 4 épouses, ont plaidé non coupables à l'ouverture d'un procès prévu sur deux semaines et se tenant 127 ans après l'interdiction de la polygamie au Canada.

Les deux hommes, habitués des prétoires, dirigent des branches dissidentes de l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des derniers jours, autre nom de l'Église mormone et dont le siège est à Salt Lake City (Utah).

La secte est installée depuis près de 60 ans dans le village de Bountiful, à 700 km à l'est de Vancouver (ouest) et à 20 km au nord de la frontière avec les Etats-Unis.

Question constitutionnelle

Plusieurs experts sont attendus au tribunal afin de statuer sur des documents comme des certificats de mariage récupérés dans un coffre-fort lors d'un raid de la police américaine en 2008 dans un ranch du Texas.

Au cours des deux dernières décennies, trois procureurs ont été en charge de cette affaire sans poursuivre les deux hommes au motif que la loi interdisant la polygamie enfreignait le droit constitutionnel des Canadiens à la liberté de religion.

La Cour suprême de la Colombie-Britannique avait finalement statué que cette interdiction de la polygamie était constitutionnelle. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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