France – Procès en appel pour un double parricide au Pays basque
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FranceProcès en appel pour un double parricide au Pays basque

L’accusé et sa compagne avaient écopé de respectivement 30 ans et 20 de prison en 2020 pour le meurtre des parents du prévenu et une tentative de meurtre sur son frère aîné.

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Kévin aurait assassiné au revolver ses parents et tenté de tuer son frère aîné, atteint du syndrome d’Asperger (image d’illustration).

Kévin aurait assassiné au revolver ses parents et tenté de tuer son frère aîné, atteint du syndrome d’Asperger (image d’illustration).

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Kévin Rouxel a été reconnu coupable, fin 2020, d'avoir assassiné ses parents et tenté de tuer son frère autiste pour récupérer le «pactole» familial avec la complicité de sa compagne kazakhe. Lui et la jeune femme comparaissent à partir de mardi devant la cour d'assises d'appel de Mont-de-Marsan.

Toucher le pactole

Les faits remontent au 20 février 2016, à La Bastide-Clairence, un village basque. La famille Rouxel est réunie pour un repas d’anniversaire. Assistent à la fête, Kévin et sa femme Sofia alors âgés de 24 ans, ainsi que leur enfant de deux ans, le frère de Kévin, Yann, ainsi que les parents de ces derniers. Avec la complicité de Sofiya, Kévin aurait assassiné au revolver ses parents et tenté de tuer son frère aîné, atteint du syndrome d’Asperger.

Kévin Rouxel, qui a reconnu les faits, avait expliqué vouloir récupérer un «pactole» estimé à 1,5 million d’euros, «voire 2 millions si on se débrouillait bien». Une somme que ses parents comptaient léguer à son frère aîné. Ce dernier avait été découvert par les gendarmes en état de choc tandis que les corps sans vie des parents gisaient dans la salle à manger et la cuisine.

Divorce et évasions

S’il avait d’abord assuré avoir agi seul, Kévin avait fini par accuser de complicité Sofiya, qui a depuis demandé le divorce. Le couple s’était fissuré en pleine audience devant la cour d’assises en 2018. Depuis lors, pour Kévin Rouxel, l’objectif était clair : entraîner dans sa chute sa compagne d’alors. Il l’a redit lors du dernier procès: «Sofiya et moi, on a tué». Cette dernière, a contrario, a toujours nié son implication, dans la préparation comme dans la réalisation.

En novembre 2020, Kévin et Sofiya avaient été condamnés en première instance à 30 et 20 ans de réclusion pour assassinat et complicité d’assassinat par la cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques. Suite à sa condamnation, Sofia avait été brièvement hospitalisée en psychiatrie, à Pau. Kévin Rouxel, lui, a tenté par deux fois de s’évader. La première fois, en 2016, il avait pris en otage une infirmière de la maison d’arrêt de Bayonne. La seconde fois, il avait bouté le feu à sa cellule et s’était enfui de l’hôpital où il avait été transporté pour des examens.

Procès chaotique

Après un premier procès, en décembre 2018, émaillé d’incidents (un malaise de Sofiya Bodnarchuk en plein interrogatoire et une tentative de suicide de Kévin Rouxel), le second, en mai 2019, avait aussi dû être renvoyé, en l’absence du principal accusé Kévin Rouxel, alors hospitalisé. Le troisième, en mars 2020, avait été interrompu par l’irruption de la crise sanitaire. Il avait fallu attendre la quatrième tentative, en novembre 2020, pour parvenir à un verdict.

La tenue de ce procès de deux semaines, déjà renvoyé trois fois en première instance, reste incertaine : l’état psychologique de Kévin Rouxel, objet d’une nouvelle expertise, pourrait provoquer un report des débats s’il n’était pas en état de comparaître. «Je le suis depuis six ans et j’ai écrit au président de la Cour d’assises car son état psychique me paraît extrêmement préoccupant», a expliqué son avocat, M. Zapirain. Si la jeune femme, alors sous contrôle judiciaire, comparaissait libre en novembre 2020, cette fois, elle sera dans le box des accusés.

(AFP)

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