Actualisé 01.10.2012 à 11:38

Pussy RiotProcès en appel repoussé, soutien à Paris

La justice russe a repoussé au 10 octobre le procès en appel des Pussy Riot, condamnées le 17 août à deux ans de camp. Amnesty déploie un ballon en cagoulé à Paris en guise de soutien aux trois femmes.

Amnesty France a déployé lundi matin en face de la tour Eiffel, à Paris, un ballon encagoulé au moment où devait débuter à Moscou le procès en appel des trois jeunes femmes du groupe Pussy Riot condamnées à deux ans de prison pour «hooliganisme», a constaté un journaliste de l'AFP.

Gonflé à l'hélium, le ballon rose de 1,65 m de diamètre représentant une cagoule rose, symbole des Pussy Riot, était tenu par trois jeunes femmes encagoulées et habillées en punkettes aux couleurs acidulées. Installées au milieu du pont de Bir-Hakeim, elles portaient également deux pancartes: «Liberté d'expression en Russie» et «Free Pussy Riot».

Sans défenseur

Le procès devant le Tribunal municipal de Moscou a été reporté au 10 octobre à la demande d'une des accusées, Ekaterina Samoutsevitch, qui a annoncé avoir rompu avec ses avocats et se trouver sans défenseur.

Le procès avait commencé lundi matin sous protection policière renforcée et en présence des trois jeunes femmes condamnées en août à deux ans de camp pour une «prière punk» anti-Poutine chantée en février dans la cathédrale de Moscou.

Ekaterina Samoutsevitch, s'exprimant par microphone depuis une cage en verre dans la salle d'audience, a annoncé avoir rompu avec ses avocats en raison de divergences, et se trouver actuellement sans défenseur.

«J'estime inacceptable de poursuivre le procès si l'une d'entre nous n'a pas de défenseur», a alors déclaré à son tour une autre des jeunes femmes, Maria Alekhina.

La troisième, Nadejda Tolokonnikova, vêtue d'un T-shirt avec l'inscription de la guerre civile espagnole «No Pasaran!» (Ils ne passeront pas), a indiqué soutenir la position d'Ekaterina Samoutsevitch.

«Faire pression»

Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 30 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, ont été condamnées le 17 août à deux ans de camp chacune pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse». Elles ont fait appel de leur condamnation.

Elles avaient été arrêtées peu après avoir chanté en février dans la cathédrale du Christ-Sauveur, à deux pas du Kremlin, leur «prière punk» demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine» du pouvoir.

«Elles ont été arrêtées et condamnées injustement et Amnesty demande leur libération immédiate», a dit à l'AFP Geneviève Garrigos, présidente d'Amnesty France. Cette responsable a également souhaité que le Conseil de l'Europe et l'Union européenne «fassent pression pour que la liberté d'opinion et d'expression soit protégée en Russie».

(afp)

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