Actualisé 01.04.2008 à 10:40

Procès Fourniret: l'épouse assure avoir tout dit

Monique Olivier, épouse du tueur en série présumé français Michel Fourniret, jugée avec lui devant la cour d'assises des Ardennes (nord-est), a assuré mardi avoir "tout dit" lors d'aveux passés en 2004 et 2005 au cours de l'enquête.

"J'ai tout dit, je ne vois pas pourquoi je cacherais autre chose", a répondu Monique Olivier, 59 ans, à un avocat des parties civiles qui lui demandait: "Madame Olivier, quand allez vous livrer tous vos secrets ?".L'échange s'est produit lors de l'audition comme témoin à la barre de Stéphane Brasseur, un inspecteur de police belge ayant participé aux interrogatoires des époux après l'arrestation de Michel Fourniret en juin 2003 dans le sud de la Belgique."Moi je pense qu'elle n'a peut-être pas tout dit, je pense qu'elle sait encore des choses", a déclaré M. Brasseur à l'évocation notamment du cas d'une jeune fille au pair disparue du jour au lendemain après avoir séjourné chez les Fourniret dans les années 1990."Je maintiens que j'ai tout dit", a insisté Monique Olivier, accusée dans ce procès d'assises d'être coauteur d'un des sept meurtres reprochés à Michel Fourniret, 65 ans, et de complicité dans plusieurs autres dossiers.Michel Fourniret, soupçonné d'être un des pires tueurs en série de l'histoire récente en France, doit répondre de sept homicides de jeunes femmes ou adolescentes, commis en France et en Belgique, des crimes qu'il a reconnus.Pendant cet échange, Michel Fourniret, qui jusque là l'ignorait, a lancé un regard vers son épouse, guettant ses réponses puis restant sans réaction.Celle-ci a expliqué à la cour qu'elle s'est décidée à faire des aveux en juin 2004, un an après l'arrestation de Michel Fourniret, alors détenu à la prison de Dinant, "lorsqu'il m'a annoncé qu'il allait bientôt être libéré". "Je ne voulais pas qu'il revienne avec nous. C'était pour moi et pour Sélim", leur fils, a ajouté Monique Olivier.Le procès de Michel Fourniret et de Monique Olivier s'est ouvert jeudi pour deux mois à Charleville-Mézières. Tous deux risquent la réclusion criminelle à perpétuité.

AFP

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