Actualisé 23.01.2007 à 16:44

Procès Swissair: Mario Corti ne ménage pas l'accusation

Très bien préparé, Mario Corti tente de démonter un à un les points de l'accusation dans le procès Swissair, avec force détails et sur un ton souvent doctoral.

Sûr de lui, il ne manque pas de relever le manque de connaissances du procureur.

Tout comme lundi, le dernier patron de SairGroup a reproché au procureur de ne pas comprendre les processus ou stratégies économiques complexes, laissant entendre qu'il n'a donc pas la compétence de les juger. Il estime ainsi cusation aligne les «suppositions a posteriori». Il a fait valoir que lui-même aurait peut-être agi différemment dans certains cas s'il avait eu les connaissances qu'il a aujourd'hui de l'évolution future du groupe et de la branche aéronautique.

Accusation «cynique»

L'ancien dirigeant estime qu'il s'agit d'une tentative de «lui régler son compte» après coup. Certaines déclarations de l'accusation lui apparaissent comme étant «cyniques».

Avec une patience parfois forcée, M. Corti s'est appliqué à expliquer au tribunal de nombreuses subtilités importantes à ses yeux, telles la différence entre «injection de liquidités» et «effort de financement».

«Vous devez comprendre», ou «si j'avais su à ce moment-là» sont des tournures de phrasexpliquer, ce qu'il n'a pas pu faire pendant quatre ans et demi.

(ats)

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