Actualisé 06.05.2016 à 12:30

Affaire des emailsProches d'Hillary Clinton interrogés par le FBI

Les collaborateurs de la candidate ont été entendus dans le dossier des emails.

Huma Abedin, proche collaboratrice d'Hillary Clinton depuis de nombreuses années, le 15 novembre 2015 à Des Moines (Etats-Unis).

Huma Abedin, proche collaboratrice d'Hillary Clinton depuis de nombreuses années, le 15 novembre 2015 à Des Moines (Etats-Unis).

photo: AFP

Plusieurs proches collaborateurs d'Hillary Clinton, probable candidate démocrate à la Maison Blanche, ont été interrogés par la police fédérale FBI dans le cadre de l'enquête sur l'utilisation d'un serveur privé de messagerie électronique lorsqu'elle était secrétaire d'Etat, a rapporté jeudi la chaine CNN.

Ces interrogatoires, révélés à la chaine par des responsables informés de l'avancée de l'enquête, marquent une étape supplémentaire dans le travail du FBI qui, selon ces sources, est proche de la fin.

L'enquête porte sur la sécurité du serveur utilisé par Hillary Clinton et cherche également à déterminer si des informations classifiées ont circulé par ce serveur.

Aucune preuve

Selon CNN, les responsables ont indiqué qu'aucune date n'avait été fixée concernant un interrogatoire d'Hillary Clinton par le FBI, mais qu'il pourrait se dérouler dans les prochaines semaines.

Parmi les proches interrogés, a relevé la chaine d'informations en continu, figure Huma Abedin, fidèle conseillère d'Hillary Clinton. CNN a précisé qu'elle avait collaboré avec les enquêteurs qui, selon la chaine, n'ont trouvé aucune preuve qu'Hillary Clinton avait délibérément enfreint la loi.

Bryan Pagliano, un ancien employé du département d'Etat qui aurait aidé Hillary Clinton à mettre en place son serveur privé et qui a obtenu une immunité judiciaire dans l'enquête criminelle, devrait également être questionné.

Pas de commentaire

Des porte-parole du FBI, du ministère de la Justice ainsi que les avocats de Huma Adebin et Hillary Clinton ont refusé de commenter.

Le juge fédéral Emmet Sullivan avait annoncé mercredi soir avoir autorisé le recueil de témoignages de proches conseillers d'Hillary Clinton à l'époque où elle était chef de la diplomatie américaine.

Et «si on se base sur les informations dont nous disposons maintenant, le témoignage de Mme Clinton risque d'être nécessaire», avait déclaré le juge dans son ordonnance autorisant les dépositions de sept anciens responsables du département d'Etat.

C'était le dernier rebondissement dans une affaire qui affecte depuis un an la campagne de la candidate à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine de novembre.

Sécurité nationale

Elle est en effet embourbée dans une controverse sur ses dizaines de milliers d'emails lorsqu'elle pilotait le département d'Etat (2009-2013). L'utilisation d'un compte privé à des fins professionnelles, bannie par les règles de l'administration, lui a valu d'être vivement critiquée par ses adversaires républicains qui lui reprochent d'avoir mis en péril la sécurité nationale en n'utilisant pas les serveurs officiels sécurisés.

Ils estiment également qu'elle a voulu cacher illégalement certaines choses en ne se servant pas des emails officiels.

Hillary Clinton maintient qu'aucun de ses courriels n'était classifié lorsqu'elle les a envoyés avec sa messagerie privée et elle a remis au département d'Etat 52'000 pages de documents relatifs à ses messages. Ces derniers ont été publiés par vagues par le département d'Etat. (nxp/afp)

(NewsXpress)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!