Actualisé 14.01.2014 à 05:56

Etats-Unis

Procréer n'apporte pas plus de satisfaction

Avoir des enfants n'apporte pas plus de satisfaction que de ne pas en avoir, tout au moins dans les pays riches, conclut une enquête publiée lundi aux Etats-Unis.

Les résultats sont très différents dans les nations pauvres à taux de natalité élevés.

Les résultats sont très différents dans les nations pauvres à taux de natalité élevés.

Certaines études publiées auparavant indiquaient que les personnes avec des enfants à la maison étaient moins satisfaites dans la vie que celles sans enfant, tandis que d'autres affirmaient le contraire, notent les auteurs de cette recherche parue dans les «Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences» (PNAS), datés du 13 au 17 janvier.

Ces chercheurs, dont Arthur Stone de l'université de Princeton (New Jersey, est), ont examiné les réponses de 1,8 million d'Américains qui avaient été précédemment interrogés sur l'évaluation de leur vie et de leurs états d'âme quotidiens.

Plus de variabilité

Les participants avec enfants ont fait part d'une plus grande variabilité de leurs états émotionnels au quotidien, passant tour à tour de petits moments de joie à des états de stress, ont constaté les auteurs. La présence d'un enfant a par conséquent un effet légèrement négatif sur la satisfaction procurée par la vie et la quête du bonheur.

Mais les chercheurs estiment qu'en fin de compte les personnes qui ont des enfants, ont fait part approximativement du même niveau de satisfaction dans leur vie que celles qui n'en ont pas.

Ils soulignent que d'autres facteurs et expériences émotionnelles peuvent en fait influer sur l'état de satisfaction. Ainsi, les personnes avec des enfants ont généralement un niveau de formation supérieure, une meilleure santé, des revenus plus élevés, et sont le plus souvent mariés et religieux.

Autres résultats

Ces facteurs peuvent néanmoins fausser les résultats de l'étude, dont l'objectif est d'établir le lien entre les enfants et le degré de satisfaction des parents, concèdent les scientifiques.

Si les résultats de cette enquête sont similaires dans d'autres pays anglophones développés, ils sont très différents dans les nations pauvres à taux de natalité élevés. Dans ces pays, «certaines personnes ont des enfants même quand cela diminue leur bien-être», relèvent les auteurs de l'étude. (ats)

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