Neuchâtel: Prof accusé de taper et d'humilier ses élèves
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NeuchâtelProf accusé de taper et d'humilier ses élèves

Le collège des Deux-Thielles, au Landeron, vient de mettre à l'écart un de ses enseignants. Des parents ont porté plainte pour des coups portés sur leurs ados.

par
frb

En quelques jours, c'est le deuxième cas d'adolescents frappés par du personnel scolaire qui défraie la chronique. Après le concierge de Grandson, c'est un enseignant du collège des Deux-Thielles, au Landeron, qui est accusé de coups sur trois adolescents dans le canton de Neuchâtel.

Tout commence mardi matin. «Deux copains étaient allés se plaindre chez le directeur du comportement de notre prof, qui est très sévère, raconte un élève à «L'Express». L'enseignant l'a appris et il s'est énervé.» On devine la suite. Deux gifles à l'un, un coup de poing dans le nez à l'autre. Au total, trois élèves racontent avoir été «frappés». Cinq auraient été retenus en classe et traités de «racaille», et de «cons». A en croire l'adolescent, ce prof n'en serait pas à son premier coup de sang. «Il nous avait déjà insultés plusieurs fois.»

Le professeur mis à l'écart

Les parents de deux élèves giflés se sont immédiatement plaints à la police, sans pour autant porter plainte formellement. «On ne frappe pas des adolescents, s'emporte une maman. Après le conflit, mon fils ne voulait plus retourner à l'école, de peur de revoir son prof.» Cela ne risque pas d'arriver, puisque celui-ci a été directement «mis à l'écart» par la direction de l'établissement. «Nous souhaitons analyser la situation de façon sereine, note Jürg Suter, directeur du collège, dans le quotidien neuchâtelois. Nous avons immédiatement informé les autorités scolaires et nous menons actuellement des investigations à ce sujet.»

En attendant, un remplaçant a été engagé. Ce dernier a repris dès l'après-midi des faits les cours du professeur accusé.

Ce que risque un enseignant dans cette situation

«Le règlement prévoit un renvoi en cas de faute grave, explique Jean-Claude Marguet, chef du Service de l'enseignement obligatoire neuchâtelois. Mais l'enseignant reçoit d'abord un avertissement, et à ma connaissance, ce professeur n'a jamais été averti.»

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