Genève: Prof des HUG sous mandat d'arrêt international
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GenèveProf des HUG sous mandat d'arrêt international

Suspecté d'entretenir des liens avec un laboratoire externe, ce praticien est actuellement retourné en France, son pays d'origine. Il est sous le coup de deux plaintes pénales.

par
rle

Sa suspension avait fait grand bruit en décembre dernier. Accusé d'entretenir des liens troublants avec un laboratoire externe, ce professeur de médecine avait été mis sous enquête par les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Aujourd'hui, l'homme de 55 ans est sous le coup d'un mandat d'arrêt international, révèle «Le Temps».

1,7 million de préjudice

En effet, A. M. a pris la fuite dans son pays d'origine, la France, dès l'ouverture de l'enquête administrative. Pis: le praticien vient d'être réélu au Conseil municipal de Saint-Brès, située non loin de Montpellier, dans l'Hérault. «Un homme doux, gentil et rempli de bonnes intentions», décrit la secrétaire de la mairie.

Pourtant, cet ancien médecin-chef au sein de l'unité de génétique psychiatrique aux HUG est sous le coup de deux plaintes pénales de l'hôpital cantonal et de l'Université de Genève (Unige). Ceux-ci auraient subi un préjudice de 1,7 million de francs via un laboratoire externe dont la fluctuation des montants demandés est considérée comme suspecte.

Pas d'extradition des propres ressortissants

Précisément, ce laboratoire est domicilié à Montpellier, à l'adresse même d'un parent d'A. M. Y a-t-il eu surfacturation? Le praticien était-il à la fois l'acquéreur et le bénéficiaire des factures? Les HUG, l'Unige et le Ministère public, qui a lancé le mandat d'arrêt, restent silencieux. Une seule chose demeure certaine: la France n'a pas pour habitude d'extrader ses propres ressortissants. A. M. pourra donc selon toute vraisemblance siéger tranquillement au sein de son parlement communal.

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