Sierre (VS): Prof dragueur en danger après deux soirées osées

Publié

Sierre (VS)Prof dragueur en danger après deux soirées osées

Averti en 2013 pour avoir embrassé une étudiante, un enseignant a de nouveau dérapé. Sa direction l'accable mais ne le vire pas.

par
Francesco Brienza
Un salarié de lECAV a du mal à contrôler ses pulsions.

Un salarié de lECAV a du mal à contrôler ses pulsions.

Les étudiants l'appellent «l'orgie de Noël de l'ECAV». Durant cette soirée annuelle, l'alcool coule à flots et les jeunes de l'Ecole cantonale d'art du Valais se lâchent peut-être un peu trop. En 2013, un prof avait profité de cette ambiance débridée pour embrasser une élève de 20 ans. Il avait été sèchement averti par sa hiérarchie. Mais au dernier Noël, l'homme a de nouveau dérapé. «Il a tourné autour de ­plusieurs filles, dont une mineure, raconte un fêtard présent ce soir-là. Vers le milieu de la nuit, il est devenu plus entreprenant...» Remarques déplacées, danses sexy, propositions coquines sur un ton joueur: «Il disait qu'il aimait voir les nanas comme ça, qu'elles devraient l'être plus souvent, reprend notre source. Il a dépassé toutes les limites!»

Informée en février de cette rechute, l'ECAV a lancé une enquête interne. Ses conclusions sont tombées vendredi: «Les danses rapprochées sont avérées, mais impossible de savoir si des baisers ont été échangés, indique la directrice Sibylle Omlin. Les témoignages ne sont pas concordants et le doute doit profiter à l'accusé.» Le bouillant enseignant s'est excusé. Il reprendra ses cours sous surveillance jusqu'à la fin du semestre. Son contrat ne sera toutefois pas renouvelé. Les autorités cantonales ont été informées. Chef du Département de la formation, Oskar Freysinger a dénoncé «un comportement très indélicat», sans se prononcer sur la sanction.

Des apéros profs-élèves le mercredi soir

Le comportement amical entre le personnel de l'ECAV et ses étudiants ne s'arrête pas aux soirées annuelles. Du propre aveu de la direction de l'école, «des enseignants se retrouvent, le mercredi en général, dans un restaurant de Sierre et des élèves ou des anciens élèves les rejoignent assez régulièrement, indique la directrice Sibylle Omlin. Il n'y a là que la continuation d'une convivialité, la distance entre élèves et enseignants est gardée.» Un avis que ne partage pas cet étudiant de 20 ans: «Tout le monde se tutoie, et ce sont même les profs qui paient les boissons, indique-t-il. Je vous laisse imaginer les traitements de faveur que cela occasionne.»

Ton opinion