Actualisé 24.03.2016 à 17:35

Valais

Professionnels de la montagne en colère

Des responsables des remontées mécaniques semblent consternés par le verdict rendu par le Tribunal cantonal envers trois freeriders qui avaient provoqué une avalanche.

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L'acquittement, dévoilé cette semaine, des trois skieurs hors piste qui avaient déclenché une avalanche, qui avait terminé sa course sur une piste ouverte mais sans faire de victime, à Anzère en 2009, n'est pas compris par de nombreux acteurs des stations en montagne. Notamment par les responsables de la sécurité. Pour le Tribunal cantonal valaisan, le risque qu'ils déclenchent une avalanche ce 27 décembre 2009 n'était pas «objectivement prévisible». Or, ils avaient ignoré tous les signaux d'avertissement sur place.

Dans «Le Nouvelliste» jeudi, le président de l'Association des chefs de sécurité romande et tessinoise, Thierry Meyer, regrette que cette décision de justice offre une impunité à des individus irresponsables et dangereux, alors même que les remontées mécaniques appliquent la réglementation fixée par la Commission des questions juridiques relatives aux descentes pour sports de neige. Thierry Meyer y parle d'un «signal catastrophique» de la part de la Cour de justice qui offre ainsi un «chèque en blanc» aux jeunes pour prendre des risques et provoquer des avalanches. Les recommandations, notamment, de la Commission suisse pour la prévention des accidents sur les descentes pour sports de neige (SKUS) vont à l'encontre de ce verdict. Et de se demander à quoi ça sert encore de baliser et de poser des barrières sur les pistes...

Le président de l'Association des remontées mécaniques valaisannes, Arthur Clivaz, va dans le même sens, et parle d'une «absurdité du droit poussée à l'extrême» dans le quotidien valaisan.

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