Lausanne: Profil bas après des propos d'un municipal
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LausanneProfil bas après des propos d'un municipal

Le directeur communal de la Sécurité publique avait déclaré des inexactitudes lors de questions au Conseil communal à propos de la démission d'un policier. La Ville rectifie ses propos, vendredi, et s'excuse.

par
Frédéric Nejad

Dans un communiqué du 13 avril signé du syndic de Lausanne, Daniel Brélaz, et envoyé au Conseil communal, la Municipalité fait profil bas à la suite des propos erronés tenus officiellement par le directeur de la sécurité publique le 6 mars puis le 20 mars.

Marc Vuilleumier avait alors affirmé des choses inexactes à propos d'un policier qui, à la fin de l'année 2010, avait fait l'objet d'une enquête pénale à la suite d'une dénonciation de son commandant de l'époque. Il était reproché à cet agent d'être brutal lors d'interventions à l'égard de dealers de rue supposés, dans le courant de l'année 2010.

L'individu avait ensuite donné sa démission du corps de police communal pour le 31 octobre 2011, soit avant la décision du procureur, à savoir le classement de l'affaire sans suite.

Le groupe UDC au Conseil communal avait demandé en mars à la Municipalité de faire la lumière sur les faits exacts et les propos litigieux de son municipal d'extrême gauche sur cette affaire.

Dans la communication de l'exécutif de la Ville, rendue publique vendredi matin, il est établi que Marc Vuilleumier a fait preuve d'une «extrapolation un peu rapide de la situation», en prétendant le 6 mars 2012 au Conseil communal que l'agent incriminé avait reconnu ses fautes en donnant sa démission.

Tout comme il était faux de prétendre en face des élus lausannois que le procureur avait retenu les voies de fait à propos des actes et des gestes du policier. Le magistrat avait toutefois retenu que son comportement n'était pas exemplaire, c'est pourquoi il avait mis une partie des frais de l'enquête à charge de l'individu. Mais, là encore, le montant des frais n'ayant pas été précisé, le directeur de la Sécurité publique a eu tort de prétendre que la «moitié des frais» devait être supportée par l'ex-policier.

Marc Vuilleumier exprime des regrets

La Ville reconnaît aussi plus globalement que certains propos de son responsable de la police étaient erronés mais «sans intention de nuire» au policier démissionnaire.

Marc Vuilleumier tient ainsi à exprimer ses regrets tant à la personne incriminée qu'au Conseil communal pour la confusion suscitée.

La Municipalité précise toutefois qu'elle considère comme inacceptable de distribuer des claques ou des coups de pied à des prévenus ou à des suspects.

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