Actualisé 27.10.2009 à 13:29

Ville de NeuchâtelProjet de budget 2010 déficitaire

Le Conseil communal de la Ville de Neuchâtel soumettra en décembre au législatif un projet de budget 2010 déficitaire de 6,3 millions de francs.

Un report de charges de 2,4 millions de francs de la part de l'Etat n'a pas été intégré aux prévisions budgétaires.

Le Conseil communal a bon espoir que le Grand Conseil refusera les 15 millions de dépenses supplémentaires imposées aux communes dans le budget de l'Etat. Les communes n'ont pas été consultées sur ce «transfert de déficits», a indiqué mardi Alain Ribaux, en charge des finances communales, lors d'une conférence de presse.

Selon lui, le budget 2010 affiche un déficit de 6,3 millions de francs sur un total de charges de 249,8 millions. La réduction de 1% des charges de personnel, obtenue en partie grâce à une diminution de huit postes au sein de l'effectif communal, ne suffit pas au maintien de l'équilibre budgétaire.

L'exécutif a dû tenir compte de la diminution du produit de l'impôt sur les sociétés et de l'augmentation des charges d'aide sociale dans le contexte actuel de crise conjoncturelle. Le déficit prévu au budget sera absorbé grâce à la fortune de la Ville s'élevant à 24 millions de francs, a précisé Alain Ribaux.

Investissements

Les investissements nets prévus au budget, d'un montant de 21,9 millions de francs, dénotent une marge d'autofinancement de seulement 41,6%. La planification financière 2010-2013, qui sera soumise au législatif en même temps que le budget, retient cependant un degré moyen d'autofinancement de 70%.

Quelque 97,4 millions de francs d'investissements sont prévus dans la planification financière, a précisé la présidente de la ville, Françoise Jeanneret. Le programme politique 2010-2013 retient la mise en oeuvre de 160 mesures, notamment dans les domaines de la cohésion sociale, du développement durable et de la communication.

Empoignades prévisibles

Les communes de La Chaux-de-Fonds et de Val-de-Travers ont également annoncé qu'elles refuseraient les reports de charges de la part de l'Etat. Cette perspective promet de belles empoignades lors de l'examen du projet budget de l'Etat début décembre.

Si le Grand Conseil refuse les nouvelles charges imputées aux communes, le budget cantonal ne respectera plus la limite de 2% d'excédent de charges prévue par le système de frein aux dépenses. Cela signifie que l'Etat devra réaliser de nouvelles économies aux dépens d'une fonction publique déjà largement mise à contribution.

(ats)

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