Lausanne: Propulsé sur les plateaux de ciné grâce à sa passion
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LausannePropulsé sur les plateaux de ciné grâce à sa passion

Le conservateur du Musée de la machine à écrire s'est retrouvé expert sur le tournage du film «Populaire». Il raconte.

par
Caroline Gebhard

Lorsqu'il ouvre les portes de son petit musée à un visiteur venu de France, Jacques Perrier ne s'attend à rien. En ce jour d'avril 2010, c'est pourtant le réalisateur Régis Roinsard qui vient de débarquer. Ce dernier a une idée: un film se déroulant à la fin des années 1950, dans le milieu des concours de dactylographie.

Des mois plus tard, le projet est sous toit. Jacques Perrier et ses machines à écrire partent à Paris sur le tournage de «Populaire», avec Romain Duris et Déborah François. Entre fin 2011 et début 2012, il passera un mois entre la capitale française et Liège (B), en qualité d'expert. «La première session de tournage, c'était Alice au pays des merveilles! Je ne comprenais pas ce qui se passait et je ne savais pas où me mettre. Dès qu'on me sifflait, il fallait que je rapplique!» se souvient Jacques Perrier.

Entre deux réparations de machines, il côtoiera les figurants et l'équipe technique, rarement les acteurs: «Ils restaient plutôt entre eux.» Mais les coulisses lui permettront de les observer: «Les premiers temps, il m'a semblé que Déborah François n'appréciait pas beaucoup sa machine! C'est un outil qui est ingrat. Ça demande de l'énergie et de la force en plus de la concentration, car elle tapait de vrais textes!» Un an plus tard, Jacques Perrier attend avec impatience de visionner «Populaire», mais il n'a guère gardé de contacts avec l'équipe: «C'est une grande famille sur le moment, mais une fois que le film est fini, on passe à autre chose.»

En avant-première à Malley Lumières

«Populaire» évoque le parcours d’une jeune fille de 21 ans qui va tout faire pour échapper à son destin de ­femme au foyer. Dans la ­France des années 1950, elle se lance à corps perdu dans la préparation de concours de dactylographie pour décrocher un poste de secrétaire. Le film sera présenté en avant-première dimanche à 15 h à Cinétoile, à Prilly (VD), dans le cadre du Ciné Festival. Jacques Perrier et ses machines à écrire seront présents lors de la projection.

La passion des machines à écrire en héritage

Jacques Perrier et ses engins, c’est l’histoire d’une vie. Le Lausannois a commencé sa collection avec son père, il y a une trentaine d’années. Aujourd’hui, il possède environ un millier de machines à écrire de bureau venues de tous les pays, dont plusieurs spécimens sont présentés dans son musée, situé à l’avenue de France, à Lausanne. Passionné par le sujet, il n’hé­site jamais à prêter ses petites merveilles: «C’est toujours ­

avec plaisir que je les expose ailleurs.»

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