Valais: Protection des données: profs guidés dès la rentrée
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ValaisProtection des données: profs guidés dès la rentrée

Un nouvel outil informatique viendra en aide aux écoles pour éviter les publications illicites d'infos sensibles.

par
Mirko Martino
La présence de données de mineurs sur le web peut constituer un dommage irréparable.

La présence de données de mineurs sur le web peut constituer un dommage irréparable.

photo: Kein Anbieter/L. Guiraud - TDG

L'annonce a eu l'effet d'une petite bombe en mai dernier: deux écoles sont sous audit pour avoir publié des images et des infos concernant des élèves sur le web. Pour éviter une explosion du nombre de cas similaires, le préposé cantonal à la protection des données veut créer un guide en ligne d'ici à la rentrée. «Nous récoltons les avis de tous les acteurs concernés, souligne Sébastien Fanti. Cet outil, d'abord purement juridique, sera ensuite soumis à la pratique, puis remis à jour petit à petit. Il faut une méthode commune à tout le canton. Les enseignants peuvent prendre des décisions qui relèvent de la justice. C'est souvent complexe de savoir où leur rôle s'arrête. J'essaie donc de les protéger, parfois malgré eux.»

Stéphane Werly, son homologue genevois, a vite réagi aux deux affaires valaisannes. «Depuis le 3 juin, nous avons un avis de droit sur notre page web, précise-t-il. Il s'adresse aux personnes qui travaillent dans les écoles publiques. Le but n'est pas d'interdire les photos ou les films, mais d'expliquer les règles sur la protection des données et de droit à l'image.» Leur consœur vaudoise, Mélanie Buard, voit d'un bon œil le projet valaisan: «On pourrait même envisager de l'adapter. Nous discutons beaucoup entre préposés romands.»

La démarche ne semble pas provoquer de levée de boucliers du côté des profs, mais elle sera accueillie avec pragmatisme. «On exige parfois de l'école des choses que la société elle-même n'est pas capable d'assurer, note Georges Pasquier, président du syndicat des enseignants romands. Certains montent au créneau contre nous, alors qu'ils affichent les photos de leurs enfants sur Facebook. Mais nous sommes preneurs de ce projet: plus c'est clair, mieux c'est. Aussi pour nous.»

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