Berne: Prune salée pour avoir mis en garde contre des radars
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BernePrune salée pour avoir mis en garde contre des radars

Un apprenti bernois a écopé d’une amende de 1180 francs pour avoir signalé à plusieurs reprises la présence d’un radar dans un groupe WhatsApp. Il assure qu’il ignorait faire quelque chose d’illégal.

par
ofu
20min/Michael Scherrer

«Je n’arrive pas à le croire. Je vais devoir bosser deux mois entiers pour payer cette amende.» Le jeune homme de 23 ans interrogé lundi par le «Blick» est frustré. Il a récemment été condamné via ordonnance pénale pour avoir signalé des radars dans un groupe WhatsApp recensant environ 200 personnes. L’apprenti explique qu’il ignorait que son agissement était interdit en Suisse (lire encadré).

Tout a commencé en juin 2018 lorsqu’il a été admis dans le groupe WhatsApp en question. «Les gens signalaient des bouchons ou des radars.» Lui aussi s’est rapidement pris au jeu. Le futur médiamaticien a mis en garde les membres du groupe à 38 reprises. «En Autriche et en Allemagne, ce genre d’information est rendu public, notamment à la radio. Je ne pensais donc pas faire quelque chose d’illégal.»

Le jeune homme a fait recours contre l’ordonnance pénale dans l’espoir que les juges aient pitié de son maigre salaire d’apprenti et qu’ils réduisent le montant de son amende. Or, comme le précise le «Blick», le Bernois a oublié de se présenter mercredi dernier au Tribunal régional à Thoune (BE). «J’étais en cours et j’ai totalement zappé l’audience. J’étais sûr que le rendez-vous était une semaine plus tard.» Il lui reste désormais plus que quelque jours pour se battre avant que l’ordonnance pénale n’entre en force.

Ce que dit la loi

L’article 98a de la loi sur la circulation routière stipule que toute personne adressant des avertissements publics aux usagers de la route concernant les contrôles officiels du trafic risque une amende. Quand ces avertissements sont faits via un groupe WhatsApp, les autorités décident souvent au cas par cas pour savoir si le groupe est considéré comme public ou pas.

«La loi sur la circulation routière ne précise pas à partir de quand un groupe fermé peut être considéré comme public dans le sens de la disposition pénale», avait ainsi expliqué il y a quelques années le porte-parole du Ministère public saint-gallois, Roman Dobler. Il avait par ailleurs rappelé une ancienne décision du Tribunal fédéral, prononcée dans le cadre d'une affaire de discrimination raciale. Les juges avaient décidé que des agissements peuvent être considérés comme publics s'ils sont commis hors du cercle d'amis, de la famille ou de personnes avec lesquelles on entretient une relation personnelle. Pour s'assurer de cela, il faut évaluer chaque situation au cas par cas, notait Roman Dobler. Et d'ajouter: «Nous observons de plus près tous les groupes fermés de plus de 30 personnes.»

A Zurich, un groupe WhatsApp est considéré comme public du moment qu'il s'adresse à plus de 50 personnes. De son côté, l'Office fédéral des routes estime que les juges doivent évaluer chaque situation au cas par cas.

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548 commentaires
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Greta Tounebairgue

23.02.2021, 21:46

Encore une nouvelle preuve irréfutable que le réchauffement climatique n’existe pas

Un cycliste

23.02.2021, 21:46

Vous aussi votre femme vous a quittée pour un beau conducteur de suv hybride plus tolérant envers les autres et meilleurs amant ?

Lisza Maszone vélo vélos

23.02.2021, 21:46

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