27.04.2020 à 14:27

Coronavirus en Australie

«Pu*** je t'adore, mon pote!»

Le Premier ministre de l'Australie-Occidentale a été interrompu en pleine conférence de presse par un passant visiblement très fan de lui. La traductrice en langue des signes n'a rien loupé.

de
joc

L'ambiance était plutôt bon enfant, lundi en banlieue de Perth. Premier ministre de l'Australie-Occidentale, Mark McGowan tenait une conférence de presse pour annoncer l'allègement de certaines restrictions en lien avec la crise du coronavirus. Accompagné d'une interprète en langue des signes, l'Australien exposait tout naturellement son projet quand un passant est venu mettre son grain de sel, raconte 7 news.

Visiblement très heureux d'apercevoir le Premier ministre, l'homme n'a pu contenir sa joie et s'est mis à hurler: «Wooooh McGowan! Pu*** je t'adore, mon pote!» Tandis que le politicien était encore tout perturbé par cette déclaration d'amour inattendue, son interprète n'en a pas perdu une miette, traduisant fidèlement ce que le passant venait de crier. L'enthousiasme a beaucoup amusé McCowan et provoqué les rires des journalistes présents devant lui.

Une application au succès considérable

En Australie, près de deux millions d'habitants ont téléchargé une application pour smartphone destinée à tracer les contacts avec des personnes diagnostiquées positives au coronavirus. Le ministre de la Santé, Greg Hunt, a qualifié d'«extraordinaire» la façon dont ses compatriotes ont adopté cette application lancée dimanche soir. «COVIDSafe», qui utilise la technologie Bluetooth, a conquis près de 1,9 million de personnes en moins de 24 heures. L'Australie, qui compte 25 millions d'habitants, dénombre un peu plus de 6700 cas de Covid-19.

Le nombre de nouveaux cas a considérablement baissé ces derniers temps. Cette application vise à aider les autorités à retrouver toutes les personnes qui ont été à moins d'1,5 mètre d'une personne porteuse du virus. Les autorités sanitaires avancent que seule une utilisation massive permettra de lever certaines des restrictions de mouvement et de rassemblement ordonnées dans le cadre de la lutte contre l'épidémie. Elles ont expliqué que l'application deviendrait un outil efficace à partir du moment où la moitié de la population l'utiliserait. Son usage est gratuit et volontaire. (joc/afp)

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