Actualisé 31.10.2012 à 17:07

Ashley MadisonPub sulfureuse censurée en Suisse romande

La plateforme de rencontres extraconjugales avait concocté une publicité polémique pour la Suisse romande. La campagne a été refusée et les affiches ne seront pas placardées aux bords du Léman.

de
cga

Trois affiches de la plateforme extraconjugale AshleyMadison.com devaient être accrochées mercredi à Genève. La campagne de communication représentait le pape Benoît XVI enlaçant et embrassant une femme sur la bouche. D'après les responsables de la plateforme extraconjugale, habituée aux campagnes de communication polémique, la ville de Genève a refusé la diffusion des affiches.

Une demande, formulée auprès de la municipalité de Lausanne, aurait également été retoquée. «La raison exacte ne nous a pas été donnée très clairement», précise-t-on du côté du site. «J'ai toujours connu Genève comme une ville cosmopolite, libérale et tolérante. Peut-être que le Conseil administratif s'est fait du souci pour les pensées que cela pourrait éveiller chez les futurs Gardes suisses…», avance pour sa part Christoph Kraemer, porte-parole européen de la plateforme.

De son côté, la SGA, entreprise qui s'occupe de la publicité extérieure en Suisse romande, avance une tout autre version. «Ashley Madison nous a livré un visuel que nous avons commencé à fabriquer, explique Yves Lavorel, directeur de Swiss Media Press, régie française de la SGA. Nous avons rapidement eu des doutes sur l'intégrité de cette affiche qui ne correspondait pas à notre éthique». Comme attendu, la publicité n'a pas passé la rampe de la commission de déontologie de la SGA. Yves Lavorel explique aussi que sa société avait déjà commencé à imprimer les publicités et n'a toujours pas été payé pour cette prestation.

Quoiqu'il en soit, le site AshleyMadison.com a réussi son pari, se faire de la publicité sans débourser le moindre sous dans une campagne de communication.

Politiciens suisses trop sages

«Comme les politiciens en Suisse sont tous sages et sont relégués au second plan par les banquiers et les financiers, qui ne sont eux-mêmes pas très connus, nous avons décidé d’utiliser l’image du pape pour la Suisse, explique le roi de l'infidélité, Noël Biderman. Nous pensions utiliser ce visuel avec le pape pour l'une de nos campagnes depuis longtemps. Cela aurait posé plus de problèmes de placarder ces affiches en Italie ou en Espagne plutôt qu’en Suisse.»

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